A l'université Jean-Jaurès, le mouvement déborde la cause étudiante

A l'université Jean-Jaurès, le mouvement déborde la cause étudiante

EDUCATION – La fac de lettres de Toulouse a été bloquée jeudi pour la deuxième fois en une semaine. Les étudiants qui réclament davantage de budget pour leur université ont été rejoints par des personnes défendant de nombreuses autres causes.

L'université Jean Jaurès a vécu sa deuxième journée de blocus. Selon le président Jean-Michel Minovez, "la moitié des salles de cours étaient ouvertes" et le mouvement s'est déroulé dans un "climat assez apaisé".

Contrairement aux évènements qui se sont déroulés durant deux heures dans la nuit de lundi à mardi dans le bâtiment d'histoire  : une bataille rangée a opposé 200 occupants du campus, "dont 150 sont issus de l'extérieur de l'université" et une quinzaine d'agents chargés d'assurer la sécurité de la fac, précise Jean-Michel Minovez qui souhaite instaurer un dialogue avec des porte-parole des contestataires.

Des tentes sur le patio

"C'est la première fois que je vois les syndicats comme Sud Etudiant ou l'AGET débordés, aujourd'hui ce sont les autonomes qui dirigent le mouvement".

Devant les grilles qui mènent aux salles de cours et aux amphis, des montagnes de chaises et de tables obstruent les accès. Une dizaine de tentes ont été installées au milieu d'un patio : c'est ici que dorment les personnes qui ont décidé l'occupation permanente du campus.

Assis devant une table, Jean-Louis vend des revues dénonçant les "violences policières". "Il y en a eu à Sivens mais pas seulement, dans toutes les manifestations ou les quartiers on la retrouve partout", affirme ce travailleur social de 28 ans, piercing au nez et bonnet noir sur la tête.

Que cela débouche sur un mouvement plus large

Arrivé lundi sur le campus, Jean-Louis ne se trouve pas pour autant en décalage avec les revendications des étudiants qui portent principalement sur les conditions d'études et la baisse des budgets. "On retrouve ici un conglomérat de luttes communs pour la justice sociale. J'espère que ce blocus va déboucher sur un mouvement plus large!".

A la sortie de l'amphi surchauffé où 1200 personnes attendent de voter pour voir quelle suite donner au mouvement, Nicolas et Mathilde tirent nerveusement sur leur cigarette. "C'est un peu le bordel, au niveau des revendications tout est mélangé", regrette l'étudiant en deuxième année d'histoire.

"L'occupation ne me gêne pas, je trouve ça même rigolo, mais ce n'est pas normal d'empêcher les étudiants d'aller en cours!". A l'issue de l'AG, une nouvelle journée de mobilisation a été votée pour le jeudi 26 novembre et une manifestation le 4 décembre.

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