A Lyon, les étudiants infirmiers ont peur pour leurs stages

A Lyon, les étudiants infirmiers ont peur pour leurs stages

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SANTE - Les hôpitaux privés menacent de ne pas les prendre en stage à partir du 1er mars. La cause : un conflit ouvert avec le ministère de la Santé. Pluseurs centaines d'étudiants se sont relayés pour un sit-in devant une clinique privée lyonnaise ce lundi afin de faire part de leur "colère".

Ils ne cachent pas leur inquiétude. Les étudiants infirmiers ont manifesté à Lyon ce lundi. Ils craignent en effet de ne pas pouvoir effectuer leurs stages dans les établissements privés de santé en raison d’un conflit opposant la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) au gouvernement. A partir du 1er mars, 32 000 étudiants infirmiers en France (3 000 en Rhône-Alpes) pourraient ainsi se retrouver sur le carreau. "Nous sommes victimes d’un manque de considération. L’Etat, qui fixe nos tarifs, ne fait que les baisser. L’écart est maintenant de 22% en moins par rapport à l’hôpital public, déplore Frédérique Gama, présidente de la FHP Rhône-Alpes. Si cela continue, nous sommes fortement menacés de disparition."

Les étudiants, eux, ne comprennent pas pourquoi ils sont ainsi "pris en otage" au milieu d’un différend entre le ministère de la Santé et les hôpitaux et cliniques privés. A Lyon, ils se sont donc rassemblés toute la journée devant l’hôpital privé Natecia , dirigé par Jean-Loup Durousset, président national de la FHP.

"Nous payons les pots cassés"

"Nous n’avons rien demandé à personne et devons payer les pots cassés, estime Geoffroy, étudiant infirmier en deuxième année. Nous ne prenons pas position entre le gouvernement et les hôpitaux privés, mais si aucun accord n’est trouvé, ce sera une catastrophe. Le secteur public ne pourra pas prendre en charge tous les étudiants laissés sur le carreau."

Ce lundi après-midi, Jean-Loup Durousset est allé à la rencontre des étudiants en colère pour leur affirmer qu’il  "comprend leur mobilisation." "C’est bien qu’il soit venu nous parler, nous apprécions ce geste. Mais cela ne résout pas notre problème", estiment les étudiants. Une réunion doit se tenir ce mardi entre les différents acteurs (étudiants, FHP, ministère de la Santé) afin de tenter de sortir de cette impasse. Le temps presse.
 

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