A Marseille, Sarkozy boxe Hollande

FRANCE
POLITIQUE - La campagne interne pour la présidence de l’UMP de Nicolas Sarkozy s’est poursuivie mardi soir à Marseille. Dans un style plus dynamique que lors des précédentes réunions, l’ex-président a milité pour l’union de sa famille politique tout en taclant François Hollande.

Deux ans après la campagne pour la présidentielle, Nicolas Sarkozy faisait mardi soir son retour à Marseille pour la campagne interne à la présidence de l’UMP. Fini les strass et le gigantisme du parc Chanot, l’ex président avait choisi la salle Vallier dans le 5ème arrondissement pour réunir ses militants.

Dans une enceinte de 3000 places plus souvent dédiée aux galas de boxe qu’aux joutes politiques, Nicolas Sarkozy n’a pas sorti les gants pour parler des autres candidats. "Nous n’avons pas le droit de nous perdre dans des querelles, de nous déchirer", a-t-il lancé à l’adresse de Bruno Le Maire et d'Hervé Mariton. Prêchant pour une campagne "digne", il estime ne pas avoir "d’ennemi dans (sa) famille politique", car "demain, nous travaillerons ensemble".

"La normalité, c’est la médiocrité"

Ses punchlines, ses uppercuts, Nicolas Sarkozy les a réservés à la politique du Président François Hollande. Derrière un pupitre et non plus assis sur un canapé comme lors de ces précédents meetings, le candidat affirme que "la France est au pied du mur". "Depuis 2012, le gouvernement a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire", dénonce-t-il en référence à la politique fiscale, migratoire et économique du gouvernement de Manuel Valls.

Un discours classique mais qui fait mouche auprès des militants marseillais tout acquis à sa cause. "Aux Nicolas, Nicolas", les "Sarkozy président" ont largement résonné dans la salle Vallier, repris notamment par Chantal. "Je retrouve celui que j’ai connu. J’avais peur qu’il soit plus timoré que par le passé, mais je le trouve en forme et prêt au combat", constate cette fervente supportrice de l’ex-Président.

Dans un jeu de questions-réponses, assez convenu, avec le public, Nicolas Sarkozy a terminé son allocution. L’occasion pour lui de tacler une nouvelle fois François Hollande et son célèbre "président normal". "La normalité, c’est le seul nom qu’on a trouvé pour définir la médiocrité", souffle-t-il. Après un meeting commencé timidement, cette dernière petite phrase finissait alors d’emballer les militants marseillais. 

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