A Marseille, un laboratoire teste les jouets que vous offrirez à Noël

A Marseille, un laboratoire teste les jouets que vous offrirez à Noël

CONSOMMATION – Offrir des jouets à Noël ? Bien sûr. A condition qu’ils ne soient pas dangereux pour les enfants auxquels ils sont destinés. Afin de vérifier leur innocuité, un laboratoire situé à Château-Gombert teste des échantillons.

Un œil de nounous se détache, est avalé, et c’est le drame. Pour éviter ce type d’accident, tous les jouets déclarés suspects, importés ou fabriqués en France passent par l'un des onze laboratoires de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) installés dans l'Hexagone.

Il en existe un à Marseille, dans le quartier de Château-Gombert. Peluches, poussettes, voitures et autres jouets destinés à finir sous le sapin passent tous entre les mains de "tortionnaires" en blouse blanche pour des tests physiques, afin d'en vérifier la solidité. Ils subissent aussi des tests chimiques, pour en contrôler la composition.

En 2013, 15 % de jouets non conformes

L'un des tests consiste à mesurer l'inflammabilité du joujou. Si la flamme ne se propage pas à plus de 3 centimètres par seconde, le jouet est jugé conforme. Dans le cas contraire, Nounours est envoyé au rebut. Mais, s’il résiste au test du feu, son calvaire ne s’arrête pas là pour autant : il subira le supplice de l'arrachage du nez, des yeux, de boutons... autant de parties susceptibles d'être mises dans la bouche, arrachées et avalées par les tout-petits.

Sont systématiquement envoyés au laboratoire de Château-Gombert les jouets ne comportant pas sur l'emballage les mentions obligatoires du marquage CE, de l'étiquetage en français, le responsable de la mise sur le marché et le pictogramme de la classe d'âge pour les objets interdits aux tout-petits.

En 2013, 1 000 jouets ont été vérifiés à Marseille, 15 % n'étaient pas conformes. Voilà qui n'est guère rasssurant. Mais les résultats des tests ne sont pas le reflet du marché, selon les ingénieurs du laboratoire. Ils concernent en effet des jouets déjà signalés comme suspects, et non tous ceux qui sont mis sur le marché.

D'année en année, "la situation s'améliore parce que la réglementation se renforce", selon Laurent Finon, responsable du laboratoire marseillais. Lequel fonctionne beaucoup durant la période précédant Noël. Mais c'est toute l'année qu'ont lieu les tests sur les jouets.
 

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