A quoi ressemble le touriste de cet été en Pays de la Loire ?

A quoi ressemble le touriste de cet été en Pays de la Loire ?
FRANCE

TOURISME - D’après le dernier baromètre de la conjoncture touristique, et malgré le temps maussade, la fréquentation des vacanciers s’est maintenue cet été en Pays de la Loire. Qui sont ces touristes ? Comment consomment-ils ? Détail.

Ils ont bravé les nuages, la pluie. Les touristes sont venus en nombre cet été en Pays de la Loire d’après le dernier baromètre de conjoncture de la Région.  C'est une bonne nouvelle car le secteur du tourisme rapporte 7,6 milliards d'euros par an. Qui sont-ils ? Où vont-ils ? Comment consomment-ils ? Metronews dresse les profils de ces visiteurs.

Le touriste se cultive
Le tourisme culturel a le vent en poupe. Dans ce secteur, 68 % des professionnels  indiquent avoir bénéficié d’une fréquentation égale voire plus importante que l'an dernier, et pour 37 % le chiffre d’affaires a été supérieur. "Le milieu urbain dispose d’une offre pour tous et pour tous les temps", indique Philippe Pitard, président de la fédération régionale des offices de tourisme (Frotsi). Ainsi, le Voyage à Nantes, la Nuit des Chimères au Mans, ou les offres d’animations autour du patrimoine à Angers ont rencontré un vrai succès. Le circuit itinérant de la Loire à vélo a lui aussi transformé l’essai, en attirant des cyclistes d’Europe entière.

Le touriste vient de l'étranger
La clientèle étrangère, qui avait tendance à disparaître ces dernières années, est revenue : 65% des professionnels déclarent une hausse des touristes étrangers dans leur établissement cet été, notamment dans les campings, en milieu rural. Les Britanniques sont les plus nombreux, suivis par les Allemands et les Néerlandais.

Le touriste préfère camper
Les visiteurs ont boudé les hôtels et les chambres d’hôtes (51 % et 41 % des professionnels constatent une baisse de fréquentation), et ont, en revanche, plébiscité les villages de vacances, les campings et les locations meublées.

Le touriste est économe
Le panier moyen est en baisse, ce qui a fortement pénalisé la restauration. 46 % des professionnels de ce secteur estiment ainsi que leur chiffre d’affaires est en baisse. "Au restaurant, on prendra plus facilement une pizza pour deux, ou bien on réserve une nuit d'hôtel sans petit-déjeuner", indique Stéphane Marion, de la Fédération régionale de l’industrie hôtelière (Frih). De son côté, Jean-Christophe Drapeau, président de la Fédération régionale de l’hôtellerie de plein air (FRHPA), observe "une augmentation de notre clientèle bénéficiant des aides financières accordées par la Caf et des règlements par chèques vacances sont plus nombreux. "
 

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