A son procès pour le meurtre d'une vieille dame, l'ex-gendarme clame son innocence

A son procès pour le meurtre d'une vieille dame, l'ex-gendarme clame son innocence

France
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JUSTICE – Un ex-gendarme, accusé d'avoir tué une femme de 97 ans et de lui avoir dérobé des bijoux en 2010, est jugé en assises depuis lundi.

Il nie toujours avoir tué une femme de 97 ans pour lui voler ses bijoux. Le procès d'un ancien gendarme soupçonné d'avoir mortellement agressé Suzanne Blanc le 18 août 2010 à Toulouse, a débuté, lundi matin, devant la cour d'assises de la Haute-Garonne.

Daniel Bedos, 56 ans, crâne dégarni et lunettes de vue posées sur le bout du nez, a de nouveau nié toute implication dans cet homicide crapuleux dès l'ouverture des débats : "Monsieur le Président, la réponse à votre question, je la donne depuis trois ans et demi. Trois ans et demi que je clame mon innocence", a affirmé l'ex-militaire avant de rajouter : "Avec tout le respect que je vous dois, je n'ai rien à faire dans ce box".

Le témoignage de l'ex-compagne du gendarme

Mercredi, le témoignage d'Yvette Declerck, son ex-compagne, devrait revêtir toute son importance: elle assure avoir recueilli les aveux de l'ancien gendarme au sujet du crime. Son absence devant la cour d'assises, début novembre, avait même conduit la cour à renvoyer le procès.

Depuis son arrestation peu de temps après les faits, Daniel Bedos dément catégoriquement s'être introduit chez la vieille dame. Elle avait été retrouvée le lendemain de l'agression à son domicile, gisant au sol et le visage tuméfié mais encore en vie. Elle devait décéder 24 heures plus tard.

Des bijoux retrouvés dans un magasin d'achat-vente

Les bijoux volés ont été retrouvés dans un magasin d'achat-vente: l'ancien gendarme, formellement reconnu par l'employé du magasin, avait mis en vente les parures de la vieille dame pour une somme de 1231 euros au lendemain de l'agression.

S'il reconnaît s'être trouvé en possession des bijoux, Daniel Bedos a toujours nié le vol et désigné une connaissance de son quartier comme l'auteur de l'agression. Cette dernière avait été mise hors de cause par les enquêteurs.  

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