A Toulouse, au comptoir des bricoleurs

A Toulouse, au comptoir des bricoleurs

FRANCE
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CONSOMMATION - Electroménager, vélo, voiture, mobilier, à Toulouse les ateliers participatifs pour réparer ces objets du quotidien se développent. Exemple avec les cafés bricol' nés à Toulouse voilà moins d'un an.

Mettre les mains dans le cambouis avant de se résoudre à jeter ses appareils à la poubelle. La tendance attire de plus en plus de Toulousains. En témoigne le succès des cafés bricol' de la maison de quartier des Chalets, équivalent des repair café . Lancés au printemps dernier, ils attirent une fois par mois plus de quarante personnes. Chacun y apporte gratuitement petits robots ménagers, aspirateurs, matériels hifi, fours, chargeurs, jouets pour enfants ou tout objet ayant rendu l’âme.

De 60 à 80 % des pannes résolues

Autour de la table, chacun ouvre soi-même ses appareils pour trouver l’origine de la panne et essayer de lui redonner une seconde vie. Ils sont guidés pour cela par des bricoleurs bénévoles. Parmi eux, Philippe Martorel, qui a appris à bricoler en fabriquant des fusées miniatures avec l’association Planète Sciences, partage ses savoir-faire en électronique. "Sans aucune pièce détachée on arrive à résoudre 60 à 80 % des pannes. Bien, souvent il s'agit d'un simple fil débranché ou d’un fusible à changer mais qui se trouve à l’intérieur de l’appareil, encore faut-il avoir l’idée de l’ouvrir" explique-t-il.

Au-delà de la réparation, les cafés bricol’ veulent encourager les consommateurs "à se réapproprier la technologie. Il suffit d'apprendre quelques rudiments d’électronique, mais personne ne part de zéro. D’une séance sur l’autre, des participants transmettent ce qu’ils ont appris à leur voisin" poursuit Philippe Martorel.

Un guide pour identifier des produits réparables

Depuis la rentrée, les cafés bricol' essaiment dans toute l’agglomération comme à Pibrac ou à la maison de quartier de Bagatelle. "On est surpris de leur succès. Ils attirent des personnes d’horizons divers, des enfants, des adultes, des bobos à mais aussi des gens qui n’ont pas les moyens de racheter des équipements, explique Marie-Pierre Cassagne de l’association Toulouse en transition, instigatrice de ces ateliers. Tous ont en commun de se poser des questions sur la façon dont ils peuvent consommer de façon plus responsable".

A terme, l'association pourrait même aller plus loin. "Avec le savoir qu’on accumulera sur la conception des appareils, on réfléchit à éditer un guide pratique permettant d’acheter ses équipements en fonction de leur réparabilité" conclut Hubert Cros, un des bricoleurs bénévoles.

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