A Toulouse, des hommes se battent pour la parité en entreprise

A Toulouse, des hommes se battent pour la parité en entreprise

SOCIETE – Le mouvement national Happy Men rassemble des hommes décidés à défendre l’égalité homme-femme au sein des grandes entreprises. Exemple à Toulouse, où un cercle a vu le jour depuis le mois de février.

"Les hommes forts, qui assurent, qui se battent, qui protègent, qui font carrière. Et si on arrêtait avec les clichés ?" Telle est l’une des phrases du manifeste des Happy Men. Ce mouvement créé en 2013 par Antoine de Gabrielli, président de l'association Mercredi-c-papa, veut encourager les hommes à défendre la parité dans le monde du travail.

Pour cela, des salariés, exclusivement masculins, constituent des cercles au sein de grandes entreprises et se réunissent une fois par mois. Au cours de leurs discussions ou d’ateliers, ils identifient les freins à la progression des femmes dans la sphère professionnelle. 90% des comités de direction et comités exécutifs étant occupés par des hommes, "la parité ne peut s’installer que par une prise de conscience de notre part", explique Bernard Béringuet, référent du mouvement en Midi-Pyrénées, créé au mois de février dernier.

"Les équipes paritaires sont plus efficaces"

A Toulouse, une dizaine de membres sont investis dans cette démarche au sein d’Orange. Bernard Béringuet, manager depuis 30 ans au sein de l’entreprise, a décidé de s’engager par conviction mais aussi par pragmatisme. "Mon expérience m’a permis de vérifier que des équipes paritaires sont tout simplement plus efficaces, l’état d’esprit y est plus positif. Nous avons donc tous à y gagner"

Pour les Happy Men, le changement passe avant tout par l’évolution des mentalités . Si sa non-mixité interpelle, le mouvement estime qu’elle est la condition pour libérer la parole sans jugement. "Il faut que les stéréotypes puissent s’exprimer avant d’être déconstruits", argumente Bernard Béringuet. Et certains sont tenaces. "Beaucoup pensent que les ressources du foyer doivent être apportées par l’homme ou que certains postes, notamment techniques, ne sont pas adaptés aux femmes" détaille-t-il.

Se donner mutuellement des opportunités de carrière

Les Happy Men se donnent aussi des clés pour s’engager concrètement. "Nous nous encourageons à amener les enfants à tour de rôle à l’école, à se donner mutuellement des opportunités de carrière dans nos couples respectifs..." détaille le manager.  Dans ce domaine, Frédéric Jacquiaux, 50 ans, également membre du cercle à Orange, partage volontiers son expérience. Il y a 18 ans, il n’a pas hésité à prendre un congé parental, puis à passer à 80 % de temps de travail pour s’occuper de ses deux enfants ou d’opter pour du télétravail le mercredi afin de pouvoir déjeuner avec eux. " Cela a permis à ma femme d’évoluer dans sa carrière sans toutefois m’empêcher d’avancer dans la mienne puisque je suis devenu responsable de la gestion des anti-virus chez Orange Sud-Ouest".

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