A Toulouse, faites-vous livrer des paniers de culture

A Toulouse, faites-vous livrer des paniers de culture

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INITIATIVE – Deux Toulousaines vont lancer prochainement des paniers culturels sur le même modèle que les AMAP. Mais en lieu et place des légumes, les abonnés recevront des places de spectacles, des CD, des photographies, tous les trimestres.

Et si la culture avait aussi son circuit-court ? Telle est l'idée qu'ont eu Jessica Bir et Pauline Herbillon, de l'association Comme un poisson dans l'art en vue de rapprocher artistes et public toulousains.

Le vendredi 27 février (20h00 au Bakélite rue de la Halle aux poissons à Toulouse), elles présenteront leur concept de paniers baptisés "épuisettes culturelles". Chaque trimestre, les abonnés recevront un panier rempli de propositions culturelles. "Il sera garni de trois objets, tels que des livres, des CD, des photographies, et de deux propositions vivantes, comme des ateliers artistiques, des places de spectacles, le tout distribué lors d’une soirée de rencontres", explique Jessica Bir.

Un laboratoire de découverte

Contrairement aux systèmes de paniers de légumes, les artistes seront renouvelés chaque trimestre. Car les épuisettes se veulent un laboratoire de découverte. Pour cela, les deux professionnelles s’appuient sur leur réseau et ont noué des partenariats avec des structures culturelles comme la Grainerie, le collectif Bakélite, le théâtre du Grand Rond…

Après avoir sondé plus de 250 personnes pour connaître leurs envies, elles ont adapté le contenu, que les abonnés ne choisiront pas, mais aussi les prix des paniers (15 ou 20 euros). « Il sera possible de partager un panier à plusieurs, notre but est de toucher un public le plus large possible » souligne encore Jessica Bir.

Limiter les intermédiaires

Un projet qui a séduit Fabrice Aillet, musicien. "Ce qui m'intéresse c'est la démarche solidaire où l'on ne se contente pas de consommer la culture. Entre le moment de la création par l'artiste et le moment où le public découvre la musique en concert, sur Internet ou sur CD, il y a, dans les circuits classiques, des acteurs à convaincre à chaque étape. Ici on rencontrera directement notre public", poursuit-il.

Sans compter la visibilité financière apportée par le projet: l’artiste récupérera en moyenne 8 euros par panier. Ainsi le musicien va pouvoir financer une partie du nouvel album de son groupe Ernest Barbary grâce aux épuisettes. "Je préfère ce système au crowdfunding car les contributeurs ne sont pas anonymes." Pour l'heure, les épuisettes qui ont reçu le label Toulouse Up de la ville de Toulouse, ont séduit 25 "contributeurs". L'association souhaite arriver jusqu'à 50 et pourquoi ne pas permettre au concept d'essaimer dans différents quartiers.
 

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