A Toulouse, ils manifestent contre les violences policières

A Toulouse, ils manifestent contre les violences policières

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MANIFESTATION – Un homme de 26 ans aurait été grièvement blessé au visage par le tir d'un "flashball" lors de l'évacuation d'un squat en début de semaine dernière. Les associations d'aide aux SDF et la LDH dénoncent la généralisation de violences policières lors de ces opérations.

Un rassemblement silencieux pour dénoncer l'agression d'un policier. Samedi, une cinquantaine de militants de mouvements d'aide aux migrants et SDF ont manifesté devant le commissariat de Toulouse pour attirer l'attention sur le comportement d'un fonctionnaire de police.

Il aurait blessé au visage un étudiant de 26 ans avec un gomme-cogne lors de l'expulsion d'un squat du CREA (campagne de réquisitions d'entraide et d'autogestion) la semaine dernière. "J'étais réfugié derrière une poubelle, je suis sorti les mains en l'air, l'un des policiers a essayé de me frapper avec une matraque, j'ai reculé, l'autre m'a atteint avec lanceur de balles de défense (LBD)", affirme l'étudiant qui souffre de cinq fractures au plancher orbital.

Plainte au procureur, l'IGPN saisie

Alors qu'une plainte a été déposée par le jeune homme auprès du procureur de la République, ce dernier explique que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie dès vendredi". "S'il y a eu un abus, ce que je ne crois pas pour l'instant, on le saura", a ajouté Michel Valet.

Du côté du commissariat, on indique que "les forces de l'ordre avaient dû faire usage de leurs LBD, car après l'expulsion, sans incidents, ils ont été pris à partie par les militants". Une version contestée par les amis du jeune homme blessé qui font état au contraire de "violences policières". Alors que l'antenne toulousaine de la LDH dénonce la généralisation de l'usage de "flashball", le syndicat Unité SGP Police FO apporte son soutien aux fonctionnaires.

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