A Toulouse, laissez un pourboire solidaire au restaurant !

A Toulouse, laissez un pourboire solidaire au restaurant !

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INITIATIVE – L’association parisienne Ernest va étendre son concept solidaire de "pourmanger" dans la Ville rose. Le principe : les clients pourront payer quelques centimes de plus sur leur note de restaurant afin de soutenir des associations d’aide alimentaire.

Quand un coup de fourchette est aussi l’occasion de donner un coup de main. C'est l’idée qui a germé dans l’esprit d’Eva Jaurena fondatrice de l’association parisienne Ernest il y a quelques mois. Le principe est simple : verser quelques centimes supplémentaires sur son addition au restaurant afin d'aider les plus démunis. A Paris, où le concept a été lancé au mois de février, Ernest a permis de récolter de 10 000 euros en trois mois. La jeune femme a donc décidé d’étendre ce concept d’ici le mois de septembre à Toulouse.

"Le restaurateur proposera aux clients qui le souhaitent de majorer entre 20 et 50 centimes le montant de leur addition, explique Juan Martinez, responsable des relations institutionnelles chez Ernest. A la différence des cafés suspendus, cette somme n'ouvrira pas droit à un repas gratuit mais les dons seront reversés à des associations d’aide alimentaire". 

"Un don indolore et concret"

Une majoration volontairement faible afin de "rendre le don indolore et concret, poursuit-il. Un dépliant sera remis aux clients pour leur détailler les projets financés par leur geste". A Toulouse, les sommes récoltées soutiendront trois épiceries solidaires. L’épicerie sociale Maillol, au Mirail, veut investir dans deux vitrines réfrigérées, Entr’act, à Launaguet, doit rembourser le prêt contracté pour se doter d’une chambre froide et la Main Tendue, aux Minimes, souhaite rénover et agrandir sa cuisine.

"Nous bénéficions d’environ 7000 euros de subventions par an, explique Christian Soulié de l’association Main tendue, or nous cherchons actuellement 10 000 euros pour aménager une cuisine dans nos nouveaux locaux". De quoi permettre à cette association de proposer des ateliers culinaires et de continuer à distribuer, à une cinquantaine de personnes, quelque 150 repas par semaine.

Une vingtaine de restaurateurs se montrent déjà intéressés par l’initiative. Parmi eux, Fabien Bord-Levere, gérant du "Au Petit Bonheur" y voit l’occasion "d’être généreux alors que le métier de restaurateur laisse peu de temps pour se consacrer aux autres. Les règles d’hygiène nous ne nous permettent pas non plus de donner des aliments. Ernest offre un bon compromis".

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