Aéroport de Nice : un agent de sûreté musulman renvoyé pour prosélytisme

Aéroport de Nice : un agent de sûreté musulman renvoyé pour prosélytisme

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FAIT DIVERS – Le préfet des Alpes-Maritimes a retiré son habilitation à agent de sûreté travaillant à l’aéroport de Nice Côte d’Azur qui aurait tenu des propos prosélytes. L’affaire sera jugée mardi prochain par le tribunal administratif.

Risque terroriste ou excès de zèle ? L’affaire de cet agent de sûreté travaillant au contrôle des bagages en soute à l’aéroport international de Nice Côte d’Azur, écarté après avoir "défavorablement attiré l’attention", fait en tout cas déjà polémique dans la communauté musulmane.

Une radicalisation religieuse

"Le préfet reproche à mon client d’avoir ‘répondu en arabe à certains de ses interlocuteurs, ce qui caractérise une radicalisation religieuse’. Il l’accuse également d’avoir exprimé de la sympathie pour certains actes terroristes commis en France" rapporte à metronews son avocat, Me Sefien Guez Guez. "C’est stupéfiant ! S’il y avait le moindre élément accréditant ces propos, mon client aurait été placé en garde à vue, ce qui n’a jamais été le cas !"

Dès le 13 novembre, le préfet des Alpes-Maritimes, à la demande du directeur départemental de la police aux frontières (PAF), a retiré à ce Français de confession musulmane âgé de 25 ans et père de famille, son "habilitation pour l’accès en zone réservée" au motif qu’il aurait eu un "comportement prosélyte".

Nouvelle audience mardi prochain

Une décision suspendue un mois plus tard par le tribunal administratif de Nice. Dans une ordonnance rendue le 12 décembre, dont metronews a obtenu copie, le juge des référés demande au préfet de "réexaminer la situation" de l’intéressé. Ce sera chose faite dès le 17 décembre, avec une nouvelle décision préfectorale allant dans le même sens que la première...

Une nouvelle audience est prévue mardi prochain devant le tribunal administratif de Nice. D’ici là, selon le juriste, cet employé de la société ICTS qui travaillait depuis trois ans sur l’aéroport de Nice se retrouve sans ressources. "Il ne peut plus travailler depuis le 13 novembre mais n’a pas été licencié par son employeur. Il ne touche donc actuellement ni indemnités chômage ni salaire !" La préfecture des Alpes-Maritimes indique qu’elle ne fait aucun commentaire sur cette affaire en cours.

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