Affaire Patricia Bouchon : trois ans après, les enquêteurs restent mobilisés

Affaire Patricia Bouchon : trois ans après, les enquêteurs restent mobilisés

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FAIT DIVERS – La cellule de gendarmerie chargée de l'enquête sur l'assassinat de la joggeuse de Bouloc, fonctionne toujours à plein régime. Elle s'attarde notamment sur certains signalements reçus suite à la diffusion du portrait-robot d'un suspect.

Le 14 février 2011, Patricia Bouchon disparaissait dans les bois de Bouloc, à 25 kilomètres de Toulouse. Le corps sans vie de cette femme de 49 ans n’avait été retrouvé qu'un mois et demi plus tard, dissimulé dans un conduit d’eau sous une petite route à Villematier. Trois ans après les faits, douze des seize enquêteurs mobilisés dès le début continuent de travailler à plein-temps sur ce dossier, étudiant toutes les pistes possibles pour retrouver le meurtrier de la joggeuse. Un effectif qui sera maintenu "tant qu'il y aura des investigations à mener, signale-t-on à la cellule d'enquête de la gendarmerie. Et nous avons encore beaucoup de travail."

Jusqu'à présent, aucune piste sérieuse n'a encore été évoquée. En octobre dernier, la diffusion dans les médias du portrait-robot de l'homme remarqué sur le lieu de la disparition de Patricia Bouchon le 14 février 2011, aurait néanmoins fait avancer les choses. Les enquêteurs disent avoir reçu près de 150 témoignages, par téléphone ou par courrier. Dans le lot, des informations farfelues ou invérifiables, mais aussi "des signalements qui pourraient correspondre", indique le lieutenant-colonel Thuries, responsable de la cellule de recherche.

"Un travail de longue haleine"

Depuis, certains individus ont été écartés mais d'autres font encore l'objet de vérifications. En parallèle, les enquêteurs ont "initié un travail de fond" autour, notamment, de la Renault Clio suspecte remarquée par un automobiliste (dont le témoignage avait par ailleurs permis l'établissement du portrait-robot) sur une petite route proche de Bouloc, la nuit où la joggeuse a disparu.

"C'est un travail de longue haleine qui nécessite d'être très bien organisé, mais nous avons de grandes chances d'aboutir", affirme le lieutenant-colonel Thuries. Difficile d'en savoir plus, le procureur de République de Toulouse, Michel Valet, souhaitant sauvegarder au maximum le secret des investigations. "Nous avons l'auteur d'un crime qui, trois ans après, est toujours en liberté. Notre atout est de travailler de la façon la plus discrète possible", a-t-il indiqué.

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