Affaire Toni Musulin : François Cluzet relaxé contre Michel Neyret

Affaire Toni Musulin : François Cluzet relaxé contre Michel Neyret

JUSTICE – Ce jeudi, l'acteur François Cluzet a été relaxé des poursuites en diffamation intentées par Michel Neyret. Le tribunal correctionnel de Lyon a "jugé irrecevable l'action civile" de l'ancien super-flic à l'encontre du comédien qui avait sous-entendu avec humour que le commissaire Neyret avait peut-être récupéré une partie du magot qu'avait détourné le convoyeur de fonds Toni Musulin.

L'histoire avait fait grand bruit et l'audience du 16 décembre dernier avait été particulièrement suivie par les médias. Ce jeudi, François Cluzet a été relaxé des poursuites en diffamation intentées par Michel Neyret. L'acteur avait suggéré dans une interview au journal Le Progrès que l'ex-N°2 de la PJ lyonnaise avait "peut-être piqué le butin de Toni Musulin".

La 6ème chambre correctionnelle de Lyon, qui rendait son délibéré, a "jugé irrecevable l'action civile" de l'ancien super flic à l'encontre du comédien de 59 ans, qui avait incarné le convoyeur de fonds dans le film "11.6", retraçant son vol rocambolesque en 2009. Irrecevable aussi son action contre le directeur du Progrès, Pierre Fanneau, et le journaliste auteur de l'article.

Neyret va faire appel

"Je constate que le tribunal a consacré l'humour comme une excuse absolutoire ! Aujourd'hui vous pouvez rapporter n'importe quel propos mensonger sous le couvert de l'humour en toute impunité", a déclaré, amer, Michel Neyret, après la lecture du jugement, dont les motivations n'étaient pas connues jeudi. Il réclamait 10 000 euros de dommages-intérêts à l'encontre de chacun des prévenus et la publication d'un communiqué, tandis que le procureur s'en était remis "à la sagesse du tribunal".

"On relaxe M. Cluzet et les journalistes du Progrès pour avoir rapporté le fait que j'aurais pu être impliqué dans la disparition du butin de M. Musulin. L'enquête avait démontré que c'était une affirmation tout à fait mensongère et dénuée de tout fondement et malgré tout, le tribunal considère qu'il n'y a pas propos diffamatoire", a déploré l'ancien policier, déterminé à "faire appel"."Evidemment que ça me porte préjudice (...) Entendre François Cluzet, qui est un personnage public, dont les propos ont un impact et une résonance incroyable (...), c'est une affirmation grave de conséquences et si je ne réagis pas à ce genre de propos mensonger, c'est que je les admets à demi-mot, et c'est juste impossible, car j'étais totalement étranger à cette affaire", a-t-il encore dit.

"Je ne comprends pas cette décision"

Reconnaissant à l'audience, le 16 décembre, que son "humour" était "déplacé", François Cluzet s'était excusé "d'avoir porté atteinte à l'honneur de Michel Neyret". "Je ne le connais pas, j'ai juste entendu parler de ses ennuis judiciaires", avait-il déclaré, "très mal à l'aise" de se retrouver "pour la première fois devant un tribunal".

"C'est le carambolage des deux procédures qui fait qu'on fait des traits d'humour sur vous", avait lancé l'avocat du comédien, Me Pascal Garbarini, à l'adresse de Neyret. "Vous avez prêté le flanc et on vous égratigne", avait-il ajouté. Allusion à sa mise en examen notamment pour corruption. Interrogé sur un éventuel lien entre ses ennuis judiciaires et la décision du tribunal, l'ancien policier a répondu: "J'ose espérer que non, car le tribunal de Lyon n'a pas à connaître mon affaire instruite par un tribunal parisien, mais je ne comprends pas cette décision".
 

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