Affiches anti-Hidalgo : bras de fer entre Nicolas Miguet et la ville

Affiches anti-Hidalgo : bras de fer entre Nicolas Miguet et la ville

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POLEMIQUE - Nicolas Miguet a présenté ce vendredi sa nouvelle affiche "sauvage" hostile à Anne Hidalgo, déjà collée dans les rues de Paris depuis la veille. Une campagne d’affichage "illégale" pour la Ville, qui gronde.

Le bras de fer entre Nicolas Miguet et la ville de Paris est parti pour durer. En cause : l’affichage sauvage dans les rues de Paris d’une nouvelle affiche anti-Hidalgo - la candidate socialiste - de Nicolas Miguet Des affiches visibles un peu partout dans Paris depuis jeudi matin, comme metronews le soulevait jeudi soir.

La mairie de Paris s'insurge contre les affiches

Peu avant la présentation à la presse de cette affiche, où le visage d’Anne Hidalgo est barré et accompagné du message "Le pire est à venir !!!", ce vendredi, la Ville de Paris a condamné cette campagne d’affichage "illégale" dans un communiqué, également mis en ligne sur son site internet  : "Nicolas Miguet est une récidiviste, coutumier de l’affichage sauvage dans la capitale dans des conditions systématiquement irrégulières", explique le communiqué de Presse de Mao Péninou, l’adjoint chargé de la propreté, soulignant que "la moralité [de M. Miguet, ndlr] a déjà été mise en cause par les tribunaux". Et menace : "Les services de la Ville dresseront des constats systématiques des affiches apposées en toute illégalité et se réservera de procéder à des enlèvements d’office."

Des avertissements qui n’effrayent pas à l’homme d'affaires, par ailleurs président du Rassemblement des contribuables français (RCF) : "J’ai 53 ans [...] Je n’ai jamais vu de telles menaces", explique-t-il. "Aujourd’hui ce sont ces menaces. Après on va me menacer de mort ?”. Avant d’attaquer : "Ce n’est pas moi qui suis dans l’illégalité, c’est elle [la mairie de Paris, ndlr]".

Pour Nicolas Miguet, il ne s'agit pas d'affichage sauvage

Car pour l’homme, il ne s’agit pas d’affichage sauvage, mais d’un affichage politique, d’opinions. Contacté par metronews, il pointe le manque d’espace d’affichage libre. D’après ses calculs, en invoquant la loi de 1979 relative à ce sujet, la ville de Paris devrait disposer de "2350 points de plus de 5m2". "Le compte n’y est pas. C’est illégal", assure-t-il.

Autre élément pointé par Nicolas Miguet : la demande d’enlèvement de la première affiche faite par les services de la ville qui avait créé la polémique, en février, après la publication d'un email interne de la Ville demandant aux services de la propreté de faire disparaître ces "affiches mettant en cause Anne Hidalgo". Une présentation des faits que la ville avait contestée et qui avait précisé que tout "affichage sauvage" dans les rues de Paris connaissait le même sort. Ce qu’elle rappelle également dans son communiqué d’aujourd’hui.

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