"Africanisation des comportements" à Marseille, un élu UMP devant la justice

FRANCE

POLEMIQUE - Le député Guy Teissier avait tenu des propos très controversés lors d'une allocution devant des agents d'entretien après son élection à la tête de la métropole. Suite à l'assignation du MRAP, son procès a eu lieu ce mardi. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 17 février.

Un réquisitoire sévère pour des propos intolérables. Le parquet du tribunal correctionnel de Marseille a requis mardi une amende pénale de 5 000 euros contre Guy Teissier, député (UMP) des Bouches-du-Rhône et président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole pour diffamation raciale.

Les faits remontent au 17 avril 2014 : alors fraîchement élu à la présidence de la Métropole, le député avait déclaré, devant les d'agents territoriaux en charge du nettoiement : "Certains compatriotes doivent changer leurs gestes, ne plus jeter les déchets par terre. Il faut trouver ensemble des moyens pédagogiques pour éviter que certains comportements ne s'africanisent ."

Des paroles qui encouragent des comportements de haine

Dénonçant un "amalgame nauséabond" entre incivilités et une catégorie de citoyens, le Mrap avait assigné l'élu devant le tribunal correctionnel, lui réclamant notamment 10 000 euros de dommages et intérêts. La procureure a, elle, requis une amende de 5 000 euros et la publication du jugement dans deux quotidiens locaux.

Guy Teissier avait regretté ses propos à l'occasion d'une rencontre avec les responsables du Conseil Représentatif des Associations Noires (Cran). "Il s'est dit désolé si ses paroles inappropriées avaient blessé", a plaidé son avocate, "mais je ne peux laisser personne présenter Guy Teissier comme un homme raciste ou xénophobe, c'est insoutenable d'entendre cela".
Le tribunal rendra son jugement le 17 février. 

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