Alcatel Orvault menacé : "Vous n’aurez pas notre peau aussi facilement"

Alcatel Orvault menacé : "Vous n’aurez pas notre peau aussi facilement"

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SOCIAL – Les salariés du site menacé de fermeture en 2015 ont manifesté ce mardi. L’annonce d’un partenariat avec Altran et le redéploiement de 170 postes d’ingénieurs n’ont pas rassuré les salariés.

"Est-ce une bonne nouvelle ? C'est brutal. Nous n’avons pas de recul." Mercredi, rassemblés sur l’île de Nantes avant d’aller manifester, les salariés d’Alcatel-Lucent Orvault sont dubitatifs. Alors que leur site est menacé de fermeture en 2015 , ils ont appris quelques heures plus tôt, via un communiqué diffusé à la presse, qu’Alcatel nouait un "partenariat industriel avec le groupe Altran".

Environ 170 ingénieurs  seraient en fait intégrés aux équipes de l’industrie télécoms, pour créer "un centre d’expertise et de services télécoms sur le bassin d’emplois nantais." Jusqu’à maintenant, les solutions présentées prévoyaient un redéploiement des 500 salariés dans les antennes de Paris ou Lannion.

Un "manque de cap clair" de la direction, pour les élus

L’annonce n’a pas rassuré les employés. "On ne connaît pas le projet d’Altran, et cela nous surprend qu’une société de services s’intéresse à nos profils. On a des craintes sur la pérennité des postes proposés", explique un ingénieur concerné. "Pour certains, cela peut être une opportunité de rester sur Nantes. Mais pour moi, c’est une mauvaise nouvelle : cela annonce le dépeçage du site d’Orvault", estime un autre salarié.

Pour les syndicats, l’annonce est clairement de la poudre aux yeux. "Nous nous sommes battus pour avoir un projet qui préserve une entité complète sur le site. Le pire des scénarios serait que le gouvernement avalise ce plan", estime un syndiqué CFDT. Les élus de Nantes métropole et de la Région, présents, ont redit leur soutien : "Nous avons deux objectifs : l’emploi et le maintien et le développement du site d’Orvault", estime Patrick Rimbert, maire de Nantes, qui dénonce le manque de "cap clair" de la direction. "Nous restons mobilisés. Vous n’aurez pas notre peau aussi facilement !", martèle Catherine Louet, membre du comité d’entreprise. Le directeur général d’Alcatel Michel Combes est attendu à Orvault fin janvier.
 

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