Apologie de la Shoah sur Twitter : un membre du GUD Lyon placé en garde à vue

Apologie de la Shoah sur Twitter : un membre du GUD Lyon placé en garde à vue

DirectLCI
FAIT DIVERS – Une responsable du Gud Lyon, une organisation étudiante d'extrême-droite a été placé en garde à vue ce jeudi pour avoir posté sur Twitter des images faisant l'apologie de la Shoah publiés sur Twitter.

Des twittos dans le collimateur de la justice. Un membre du Groupe union défense Lyon (GUD), une organisation étudiante française d'extrême-droite a été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi pour "apologie de la Shoah et de crimes contre l'humanité". En cause une photo postée sur Twitter ce mardi.

Sur l'affiche parodiant une célèbre marque de boissons, plusieurs inscriptions attirent l'attention : "Shoasis ananas" ou "Teneur garantie : six millions" accompagnées du commentaire "Joyeux anniversaire Auschwitz ! 70 ans de business, ça commence à faire !". Au-dessus du slogan détourné, la mention" Arbeit macht frei" (le travail rend libre), une expression apposée par les nazis à l'entrée de plusieurs camps de concentration. Des commentaires postés le lendemain du 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau.

Bernard Cazeneuve demande aux préfets "de systématiquement porter plainte"

Et la réponse du gouvernement ne s'est pas fait attendre. L'auteur des tweets, un responsable du groupuscule d'extrême-droite a été placé en garde à vue le temps de l'enquête ce jeudi 29 janvier à Lyon pour "apologie de crimes contre l'humanité". "A ma demande, le préfet de la région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco a saisi le procureur de la République de Lyon", a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve dans un communiqué publié ce jeudi 29 janvier.

Pour ce document de "haine, d'apologie de la Shoah et de crimes contre l'humanité", le ministre de l’Intérieur demande "à tous les préfets de systématiquement porter plainte au titre de l'article 40 du code de procédure pénale pour tout propos ou tout acte raciste ou antisémite". Une requête claire qui pourrait faire passer certains du tweet à la case prison.
 

Plus d'articles

Sur le même sujet