Après 15 jours de mobilisation, quel bilan pour les étudiants en sociologie ?

Après 15 jours de mobilisation, quel bilan pour les étudiants en sociologie ?

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EDUCATION – Les étudiants en sociologie ont multiplié les actions pour dénoncer les mauvaises conditions de travail. Ils ont obtenu quelques avancées.

"On a eu quelques améliorations. Mais on n’arrête pas le mouvement pour autant." Quinze jours après le début de la mobilisation des étudiants en sociologie à l’Université de Nantes , l’heure est à un premier bilan, plutôt positif. "Nos conditions d’études se sont un peu améliorées", note Julien Soubeste, porte-parole. "Une enveloppe accordée par l’Université nous a permis d’avoir de nouveaux enseignants, et surtout des cours dédoublés : au lieu d’être 60 lors de travaux dirigés, on est 30. Cela permet de participer à l’oral, de faire des exposés."

La grogne toujours latente

Mais pour lui, cette aide reste un "sparadrap" sur les problèmes rencontrés : manque de moyens, effectifs surchargés, suppressions de cours et de parcours. "Les lois LRU et Fioraso encouragent la privatisation de l’Université. Et les sciences humaines et sociales, considérées comme non rentables, sont les premières impactées par les coupes budgétaires. On est toujours sur la sellette. "

Si l’heure est toujours au ras-le-bol, le mouvement – qui a concentré lors de certaines Assemblées générales ou d’actions près de 300 étudiants, marque sans doute une pause. "On a cherché à élargir la mobilisation à d’autres UFR (Unité de formation et de recherche), eux aussi impactés, mais la coordination reste difficile", reconnaît Julien. Une nouvelle AG est prévue ce lundi, pour décider de la suite. La grogne risque en tout cas de rester latente : l’Université, en déficit budgétaire, mène une politique d’austérité pour rétablir son équilibre financier d’ici à 2015.

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