Après deux débuts d’incendie, le tramway de Nice est "sous étroite surveillance"

Après deux débuts d’incendie, le tramway de Nice est "sous étroite surveillance"

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FAIT DIVERS – Un défaut d’étanchéité sur un boîtier électrique serait à l’origine des deux départs de feu sur des rames de tramway.

Les pluies records de ces dernières semaines , classées " catastrophe naturelle ", n’ont pas seulement provoqué des éboulements sur les routes des Alpes-Maritimes et les lignes de chemin de fer – ce qui a causé le déraillement dramatique du train des Pignes à Annot samedi et peut-être entraîné l’effondrement du toit du centre commercial Carrefour Lingostière à Nice Ouest. Elles sont aussi probablement à l’origine de deux incendies sur des rames de tramway à Nice.

Le samedi 18 janvier, à la station Gare-Thiers, puis de nouveau jeudi dernier à l’arrêt Opéra-Vieille-Ville , des départs de feu sur le toit de rames ont nécessité l’évacuation en urgence des passagers et la mobilisation des pompiers. "Nous prenons la situation avec beaucoup de sérieux", commentait ce mardi Yannick Laurens.

Court-circuit

Selon le directeur général de la régie des transports Ligne d’Azur, qui gère le tramway, ces deux sinistres ont une même origine : "un court-circuit provoqué par un manque d’étanchéité" sur un boîtier technique situé au milieu des rames, sous le pantographe. Dans ce caisson normalement étanche se trouve le "sectionneur", un gros interrupteur automatique connecté aux batteries du tramway.

Les techniciens d’Alstom (le constructeur des rames) et de Saft (le fournisseur des batteries) ont été dépêchés à Nice pour vérifier cet équipement. "Toutes les rames ont été inspectées dès le premier incident, indique Yannick Laurens. Nous avons décelé de la condensation dans les boîtiers de deux d’entr’elles. Des expertises sont en cours pour déterminer s’il s’agit d’un vieillissement du matériel ou d’un problème de conception."

Nouveaux fusibles de protection

La société Saft devrait également développer un système de fusibles de protection des batteries supplémentaires afin de couper l’alimentation électrique en cas de court-circuit. En attendant, les rames ont été placées "sous étroite surveillance, avec un contrôle chaque semaine", précise Jacques Niro, le responsable des services techniques à la régie des transports.

Quant aux deux rames endommagées par les départs de feu, elles ne pourront être remises en service avant six longs mois. "Il y a de gros dégâts sur les câblages, qui nécessitent des réparations lourdes, estimées entre 200 000 et 250 000 euros", précise la régie.

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