Après la manifestation de samedi, de nouvelles mobilisations prévues

FRANCE

MANIFESTATION – De nouvelles dates de mobilisation sont d’ores et déjà prévues par les militants à Nantes et sur le site de Notre-Dame-des-Landes, contre les violences policières.

"Reprenons la rue pour que la peur change de camp." C’est le mot d’ordre des manifestants, après le décès de Rémi Fraisse, lors d’une mobilisation contre le barrage de Sivens dans le Tarn. Après les manifestations de lundi et samedi dernier à Nantes , mais aussi à Rennes, de nouveaux rassemblements sont d’ores et déjà prévus.

Le Copain 44, association d’agriculteurs opposés à Notre-Dame-des-Landes invite ainsi à une "marche solidaire et unitaire" contre les "violences policières et judiciaires" samedi prochain, sur le site de la Zad à Notre-Dame-des-Landes : "Le collectif est révolté par la mort de Rémy Fraisse, dramatique conséquence, tristement prévisible, de la volonté du pouvoir en place de réprimer par la violence policière et judiciaire l’expression de toutes nos contestations citoyennes", indiquent les militants, qui demandent "l’abandon immédiat de l’utilisation de toutes les armes dites non-létales". Les habitants de la Zad ont également déjà fixé un autre rendez-vous, samedi 22 novembre, devant le Palais de justice de Nantes. Une date symbolique, deux ans après la fin de "l’opération César", lorsque les forces de police avaient tenté d’évacuer les habitants de la Zad, qui se veut aussi en résonance avec la manifestation du 22 février, qui avait dégénéré dans le centre de Nantes.

"Diverses présences unies dans une commune détermination"

La mort de Rémi Fraisse a en effet relancé les velléités de mobilisation, un peu mises en stand-by ces derniers mois, avec la mise en sommeil du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans l’attente de l’étude des recours en justice. Mais les dernières manifestations ont donné un nouveau mot d’ordre plus global aux militants , celui de la lutte contre cet "arsenal juridique, policier et médiatique" destiné à "casser cette résistance populaire et attaquer les libertés". Les Zadistes dénoncent notamment les violences des policiers dans les manifestations qui "répriment", "assassinent", et "interdisent de manifester".

Dans leur ligne de mire aussi, la "propagande journalistique", les médias étant accusés d'être aux ordres des institutionnels : "La presse accusera les "casseurs", des "groupes venus de l’extérieur", mais samedi dans les rues de Nantes, comme ailleurs dans nos luttes, nous faisons bloc", indiquent ainsi les Zadistes dans un communiqué. "Il n’y a pas de "groupes radicaux" qui "s’infiltrent" dans les luttes. Il y a diverses présences unies dans une commune détermination." Et même si le rassemblement de samedi dernier à Nantes n’était pas soutenu par les associations anti-aéroport et les écologistes, les militants réaffirment leur diversité : "Non ce n’était pas une manifestation de "zadistes", ni un rassemblement anti-aéroport, ni même un simple hommage à Rémi Fraisse, c’était une réaction populaire à un assassinat policier et l’affirmation d’une volonté commune de désarmer les forces de l’ordre."
 

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