Après l'attentat à Charlie Hebdo, des SMS attisent l'inquiétude des policiers

FRANCE

FAIT DIVERS – De nombreux policiers toulousains ont reçu et relayé des SMS les appelant à la plus grande vigilance suite à des "appels au meurtre et des enlèvements de policiers par des intégristes". Sauf que ces messages malveillants sont des rumeurs et n’émanent pas de l'administration.

Quelques jours après l’attentat à Charlie Hebdo et la prise d’otage perpétrés par trois djihadistes en région parisienne, les policiers toulousains ont reçu des SMS inquiétants rapporte la Dépêche du Midi dans son édition du jour.

"Appel au meurtre, enlèvement de policiers et leur famille de la part des intégristes… Attention à votre sécurité et celle de vos proches. Passez le mot aux collègues". Pensant qu’ils émanaient d’une note de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), de nombreux policiers ont relayé ces messages alarmistes.

Pas de menace précise sur les policiers

Envoyés par centaines, surtout au cours du week-end dernier, ils ont entretenu la psychose chez les policiers après que trois d’entre eux ont été tués dans l’attentat et alors que la menace terroriste est estimée à un niveau élevé . "Des policiers gardent en permanence leur arme de service, se mettent à retirer leurs informations personnelles indiquant qu'ils sont policiers sur les réseaux sociaux, ces messages créent une inquiétude supplémentaire" regrette Didier Martinez, délégué syndical régional à SGP police FO.

Sauf que les SMS en question n'étaient que des rumeurs, n'émanent d'aucune administration et n'ont aucun caractère officiel. Devant leur rapide diffusion, Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, s’est fendu d’une note aux directeurs centraux et chefs de service pour demander aux personnels "de ne pas relayer ces informations et rumeurs tout en maintenant leur vigilance à niveau élevé", rapporte le quotidien. "Il n'y a aucune menace précise concernant les policiers", ajoute le patron de la police toulousaine, Lucien Pourailly dans les colonnes de la Dépêche du midi.

"Ces messages malveillants ont clairement été envoyés pour attiser les tensions" souligne Didier Martinez. Aujourd’hui, les envois de SMS se sont calmés et une enquête est en cours pour déterminer qui en sont les auteurs.

Lire et commenter