Après le départ de l'OL, Gerland se rêve en Silicon Valley de la santé

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ECONOMIE – Alors que le football ne sera bientôt plus là pour le faire vibrer, le quartier de Gerland, dans le VIIème arrondissement de Lyon, va se tourner vers les sciences de la vie pour rebondir. C'est ainsi que "Biodistrict Lyon Gerland", un territoire spécifiquement lié à ce domaine vient d'être lancé.

Dans quelques mois, l'Olympique Lyonnais quittera définitivement le stade de Gerland. Mais le quartier du même nom, lui, tourne déjà la page. Ce mercredi, le Grand Lyon a en effet lancé le projet "Biodistrict Lyon-Gerland", un pôle de cent hectares et de 5 000 emplois exclusivement dédié aux sciences de la vie. "Gerland est un vaste territoire (700 hectares) en plein développement. Il s'agit de regrouper les acteurs du domaine de la santé dans un espace bien identifié", résume Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et président de la communauté urbaine.

Le Biodistrict regroupera entre autres le centre d'infectiologie de Lyon, le laboratoire P4 (dédié à l'étude des microorganismes hautement pathogènes, et dont la capacité sera doublée à l'automne), l'Institut européen de biologie systémique et médecine (EISBM) ou encore l'Ecole normale supérieure (ENS) et une partie de l'université Lyon 1.

Rejoindre le gratin mondial

"Il est très important d'avoir un lieu de concentration, un quartier spécifique où sont regroupées les infrastructures d'un même secteur afin qu'elles puissent collaborer et être plus performantes. C'est même primordial si l'on veut faire venir des entreprises chinoises et américaines." enchaîne Jacques de Chilly, directeur de l'Agence pour le développement économique de la région lyonnaise (Aderly), qui aura pour mission de convaincre les entreprises de venir s'implanter à Lyon.

Car dans le domaine des sciences de la vie, la concurrence internationale est rude, notamment avec des villes comme New-York, Boston ou Bâle. Dans les dix ans à venir, "Biodistrict Lyon-Gerland", souhaite donc attirer un industriel leader du secteur thérapeutique, entre 50 et 100 TPE/PME ainsi que des chercheurs de renommée mondiale, afin de devenir une sorte de Silicon Valley de la santé à la sauce lyonnaise, c'est-à-dire en préservant un cadre de vie agréable.

Les choses sont plutôt bien embarquées, puisqu'un géant comme Sanofi a décidé d'y regrouper dès 2016 les sièges mondiaux de ses filiales Merial (santé animale) et de Sanofi Pasteur (vaccins). Avant de créer, un an plus tard, un centre d’excellence dans les domaines des maladies infectieuses.
 

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