Après l’occupation de la boutique nantaise, les salariés de Chapitre manifestent à Paris

Après l’occupation de la boutique nantaise, les salariés de Chapitre manifestent à Paris

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SOCIAL - Six salariés de l’enseigne placée en liquidation judiciaire ont manifesté lundi auprès de la direction parisienne du groupe. Ils réclament de meilleures indemnités de départ.

Après l’occupation des locaux nantais , celle de Paris. Lundi, six salariés de la librairie Chapitre, fermée le 10 février dernier à Nantes, ont pris le train vers la capitale. Le but : manifester devant le siège de l’enseigne, où se tenait un comité d’entreprise consacré au plan social. Après la liquidation judiciaire du groupe, 434 salariés ont en effet perdu leur emploi et 23 librairies en France ont fermé.

Ils ont ainsi été une trentaine à s’inviter au siège parisien du groupe Actissia, la maison mère, et à empêcher la tenue du comité d’entreprise. Une délégation a finalement rencontré la direction. Mais, selon la CGT, la rencontre a été décevante : "Les responsables ont indiqué que pour eux, c'est fini, il n'y a plus d'argent". Dans un communiqué la direction a de son côté indiqué que tout serait fait "pour que les salariés n'en pâtissent pas".

"On se bat pour nos indemnités"

A Nantes dans tous les cas, les employés restent déterminés . Depuis le dernier jour de travail le 10 février dernier, 12 des 13 salariés désormais au chômage ont choisi de se mobiliser, et d’occuper les lieux pour réclamer de meilleures indemnités. Nuit et jour, pendant deux semaines, ils se sont relayés par groupe de deux ou trois, pour occuper la boutique et interpeller clients et politiques sur leur situation.

"On est usées, fatiguées. Mais on ne veut pas disparaître dans le silence", explique Charlotte, une employée. Car les conditions de départ sont maigres. "J’ai 23 ans de travail, je vais toucher à peine 10 000 euros", raconte une salariée. A ses côtés, une autre qui aligne 14 ans de boutique recevra "3 000 euros".

Les salariés ont ainsi "pris en otage" le stock de la boutique : "Il représente une certaine valeur, celle de nos indemnités. Occuper le magasin est notre seul moyen de pression". Le combat n’est pas pour autant facile : "Les salariés touchés sont dispersés dans toute la France, constate Charlotte. Et notre métier est avant tout un métier de passion. On n’est pas habitué à revendiquer quoi que ce soit. Mais on ne peut pas continuer comme ça sans rien faire."

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