Art of the Prom, le village éphémère de l’art contemporain à Nice

FRANCE
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CULTURE - Du 30 mai au 1er juin, la promenade du Paillon accueillera la seconde édition de Art of the Prom. Une expo outdoor avec des œuvres pour tous les budgets assure l’organisateur.

Galerie géante sur décor de coulée verte ! Dès vendredi, Art of the Prom, deuxième édition, posera ses valises à Nice, avec pas moins de 70 stands. Comment cette manifestation culturelle se distingue-t-elle des autres ? "Il n’y a pas de barrières", explique Paul Obadia, le directeur général de Nicexpo. Les galeries et les artistes sont placés sur un pied d’égalité et, surtout, il est possible d’échanger avec eux.

"Il est important de discuter avec le créateur, de chercher à comprendre pourquoi il travaille de cette façon. Ça crée une vivacité", dit-il. Quand on lui parle de foire de l’art, il corrige et préfère employer le mot "village". Un village dans lequel est prévue une performance sur auto-bleue, proposée par un artiste monégasque, à laquelle toutes et tous pourront surement prendre part.

Attirer un public novice

"Une ville sans art, c’est une ville morte, déclare Paul Obadia, et on n’avait pas encore organisé d’événement de ce genre à Nice". Le but de Art of the Prom, c’est d’attirer un public qui n’est pas forcément sensible à l’art. "Je veux que les personnes qui ne vont pas forcément dans les musées ou les galeries trouvent un compromis ici", justifie-t-il.

Ce n’est que la deuxième édition de la manifestation, mais les exposants reviennent, signe d’un succès naissant… mais qui se veut grandissant. "J’aimerais que ça devienne un rendez-vous. Que les gens se disent que, vers fin mai-début juin, ça bouge à Nice".

Jamais deux sans trois

Paul Obadia ne compte pas se centrer uniquement sur l’art contemporain : "J’aurai aimé qu’il y ait plus de happenings, un espace photo, du street-art… c’est un événement qui ne demande qu’à grossir". Mais, avant de penser à la prochaine édition, il y a encore un mystère qu’il faut résoudre : l’arrivée massive des Espagnols. "Je pense que c’est grâce au bouche-à-oreille, qu’ils sont venus. Les exposants espagnols de l’an dernier ont dû être contents de l’organisation et du contact avec le public".

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