Atelières de Villeurbanne : Nicole Mendez, ex-Lejaby, "c’est un énorme gâchis"

Atelières de Villeurbanne : Nicole Mendez, ex-Lejaby, "c’est un énorme gâchis"

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INTERVIEW - Cette salariée historique de Lejaby (38 ans d’ancienneté) est partie prenante de l’aventure des Atelières depuis l'origine. Aujourd’hui, faute de financements bancaires (585 000 euros), la petite société de lingerie corseterie (30 employés) est contrainte de demander sa liquidation judiciaire. Amère, Nicole Mendez regrette que l’histoire doive peut-être s’arrêter ainsi.

Comment vivez-vous la situation des Atelières  ?
Je n’arrive pas à l’accepter. Depuis un an, cette entreprise de Villeurbanne (Rhône) a fait un sacré parcours. Je n’arrive pas à comprendre comment les banques ne nous suivent pas. Une banque, ça sert à quoi ? En 2008, on les a sauvées, et aujourd’hui, elles ne renvoient pas l’ascenseur. J’aimerais bien qu’elles viennent m’expliquer pourquoi elles nous lâchent au moment où on a besoin d’elles. La banque a changé de métier…

Pourquoi cet argent est-il si important ?
Nous sommes une jeune entreprise, toutes les filles, et les hommes, ont été formés. Cet argent doit nous permettre de nous développer, et de peut-être lancer nos propres produits. Mais pour continuer, nous avons besoin de fonds. Mais on ne prête qu’aux riches. Je suis outrée. 600 000 euros, qu’est-ce que c’est pour les banques ?

En cas de liquidation judiciaire, comment voyez-vous l’avenir des trente salariés ?
L’horizon semble assez bouché. Toute cette jeunesse a besoin de travailler. C’est un énorme gâchis, d’autant que je n’ai jamais vu des salariés aussi proches de leur employeur. L’ironie de l’histoire, c’est que si le personnel se retrouve au chômage, il fera des emprunts…aux banques.
 

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