Attentats de Paris et Bruxelles : les terroristes ne comptaient pas en rester là

Attentats de Paris et Bruxelles : les terroristes ne comptaient pas en rester là

TERRORISME - L'enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis montre de plus en plus de liens avec les attentats de Bruxelles. Une même cellule qui avait apparemment d'autres projets. Amsterdam était-elle ciblée ?

L'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris progresse, et les liens avec les attaques terroristes de Bruxelles du 22 mars 2016 sont de plus en plus évidents. Il semblerait que ces attaques aient été perpétrées par un réseau bien plus vaste que ce que les enquêteurs imaginaient initialement, réseau avec des ambitions encore plus meurtrières.

Le journal Le Monde révèle ce 5 octobre le contenu d'un ordinateur retrouvé fin mars dans une poubelle, à proximité d'une planque des djihadistes à Schaerbeek en Belgique. Des testaments, des listes de cibles, des recherches d'explosifs, un dossier intitulé "13 novembre"... Tout un tas de données chiffrées sur le "plan des attentats terroristes du 13 novembre", "voire d’attaques futures", selon les policiers.

Le dossier "13 novembre"

Ce dossier nous en dit plus sur l'ambition qui était celle des terroristes. Dans ce dossier, plusieurs sous-fichiers : "groupe Omar", "groupe Français", "groupe irakiens", "groupe Schiphol" et "groupe métro". Le "groupe Omar", comme le surnom d’Abdelhamid Abaaoud, décrit à l'époque comme le cerveau des tueries des terrasses. L'équipe qui a frappé le Bataclan n'était composée que de Français (Foued Mohamed-Aggad, Samy Amimour et Ismaël Omar Mostefaï). Au Stade de France, les deux kamikazes étaient Irakiens.

Reste aux enquêteurs à définir qui est concerné par les deux autres fichiers. Le "groupe métro" visait-il le métro parisien avant de se rabattre sur Bruxelles ? Et que penser du "groupe Schiphol", du nom de l'aéroport d'Amsterdam ? Les enquêteurs n'ont qu'une certitude, après le 13 novembre, ce réseau devait encore frapper.

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    Les cibles potentielles ?

    Amsterdam semble avoir évité le pire, selon la sous-direction antiterroriste (SDAT) française. Deux hommes, Sofien A. et Ossama K., interpellés en mars et avril dernier en même temps que Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, avaient pris un bus Eurolines de la gare de Bruxelles-Nord, le 13 novembre 2015, en direction d'Amsterdam. Un aller simple...

    Dans la liste des cibles retrouvées sur cet ordinateur figurent aussi le quartier d’affaires de la Défense et l’association intégriste Civitas (rangée dans un fichier intitulé "jeunesse catholique, royaliste, punk").

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      L'enquête montre à quel point la logistique était bien préparé. Il fallait des hommes de confiance pour louer les planques, les véhicules, faire le chauffeur, faire les courses, trouver des faux papiers d'identité, ouvrir une connexion Internet, et même acheter une PlayStation. Sans parler des armes et des explosifs. Les enquêteurs doivent encore déterminer s'il y a d'autres complices dans la nature.

      VIDÉO - Attentat du Bataclan : la polémique sur l'opération Sentinelle enfle

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