Attentats de Paris : les enseignants de Bilal Hadfi avaient signalé sa radicalisation

Attentats de Paris : les enseignants de Bilal Hadfi avaient signalé sa radicalisation

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TERRORISME – Les enseignants et la direction de l'école bruxelloise de Bilal Hadfi, un des terroristes des attentats de Paris, avaient repéré sa radicalisation et auraient tenté de prévenir les autorités, en vain.

Le personnel de l'institut professionnel et technique Annessens-Funck à Bruxelles, fréquenté par Bilal Hadfi, aurait tenté de prévenir les autorités de la radicalisation du jeune terroriste, en vain. Les médias flamands De Morgen et Het Laatste Nieuws ont pu consulter des documents indiquant que les professeurs et la direction avaient de sérieuses inquiétudes sur Bilal Hadfi, kamikaze dans l'attaque du Stade de France .

Bilal Hadfi aurait exprimé régulièrement des opinions radicales en classe. L'élève avait notamment été invité à s'entretenir avec le directeur et un dossier avait été monté sur lui. Le directeur avait même prévenu l'administration du départ de Bilal Hadfi pour la Syrie dès le 27 avril, rapporte Le Soir . Bilal Hadfi a fréquenté cette école avant de se rendre en Syrie en début d'année et de perpétrer les attentats du 13 novembre à Paris. Ce n'est qu'après les attaques que les autorités ont appris les antécédents scolaires du terroriste.

Ne pas stigmatiser l'élève

Déjà au lendemain des attentats du 13 novembre, une ancienne professeure de Bilal Hadfi a confié à la RTBF que celui-ci "était très intéressé par la politique (...) mais sa sympathie s'est transformée de plus en plus en idées extrémistes". Bilal Hadfi aurait, selon elle, affirmé en classe ne plus écouter de musique, et vouloir voiler sa femme pour ne pas qu'elle soit violée. Il aurait aussi défendu les attentats contre Charlie Hebdo en janvier. A ce moment-là, la direction aurait décidé de ne pas intervenir pour éviter de stigmatiser l’élève, selon la professeure.

Les tentatives de la direction de l'institut Annessens-Funck pour prévenir les autorités belges sont restées bloquées au niveau de l'administration, selon les médias belges. Le Comité P, chargé de contrôler les services de renseignement, enquête afin de déterminer pourquoi ces informations n'ont pas été transmises à la Justice.

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