Aux enchères, la plaque du "Titanic" ne trouve pas preneur

FRANCE
INSOLITE - L’hôtel de ventes de Nantes organisait mardi et ce mercredi une grande vente aux enchères, de lots provenant de paquebots de prestige.

Cap sur le passé et l'époque prestigieuse des paquebots de légende. C’est ce que proposait mardi l’Hôtel des ventes de Nantes , en mettant en vente 840 lots ou objets provenant du France, du Normandie, du Titanic.

Des petits bouts de la grande histoire sont ainsi partis : environ 150 personnes étaient venues assister à cette vente insolite. Dans la salle, beaucoup sont là parce qu’ils ont voyagé ou travaillé à bords de ces paquebots. "Nous avons aussi des collectionneurs qui viennent compléter leur collection, et aussi une nouvelle clientèle, plus jeune, qui vient ici chercher de la documentation sur les intérieurs des paquebots, l'architecture ou le mobilier", explique Stéphanie Boucher, experte de la vente.

Un an de travail pour collecter les lots

"Ces 840 lots rassemblés représentent un an de travail", indique l'experte. "Ces objets nous ont été vendus par des collectionneurs, des vendeurs particuliers, ils sont aussi issus de successions". Une exceptionnelle ménagère, utilisée pour la salle à manger de la 1ère classe du Normandie, a ainsi été adjugée 8 000 euros. Les 96 pièces de la ménagère Christofle, gravées du monogramme de la Compagnie générale transatlantique, étaient toutefois estimées entre 9.000 et 10.000 euros. Elles ont été acquises par un acheteur américain.

Parmi les 840 lots figuraient aussi des objets aussi divers que des cendriers, des couverts, des carrés de soie, des nappes, mais aussi des chaises longues de pont, des médailles commémoratives de mise en service d'un paquebot, des cartes, des menus, des programmes de soirées de gala organisées sur les paquebots....

Mais aussi des lots insolites étaient proposés, tels des marque-pages du paquebot France ou un menu pour chien, du France, adjugé 200 euros. Un pot de chambre en faïence de Montereau, avec le monogramme de la CTO, ancienne compagnie française, a été adjugé 120 euros. Un flacon de parfum "Normandie", de Jean Patou, créé à l'occasion de la mise en service du Normandie en mai 1935, a trouvé preneur à 3.000 euros. Il était estimé entre 3.500 et 4.000 euros. En revanche, une plaque rectangulaire marquée "White star Line", placée à bord du Titanic puis retirée sans doute en raison d'un défaut, n'a pas été adjugée. Un acheteur en a proposé 3 800 euros alors que le vendeur en voulait 4.000 euros. Trop cher pour ce morceau d'histoire ?
 

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