Avec Alessandra Machado, la zumba rime avec lien social

Avec Alessandra Machado, la zumba rime avec lien social

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PORTRAIT- A 42 ans, cette Brésilienne arrivée à Lille en 1998 donne des cours de zumba dans les différents quartiers lillois. Avec son association Passer'Elles, elle utilise la danse pour que les femmes se parlent, peu importe leur milieu social.

Elle danse pour faire tomber les barrières sociales. Depuis six ans et la découverte de la zumba lors d'un voyage aux Etats-Unis, Alessandra Machado n'arrête pas de se trémousser. "J'ai ça en moi", explique cette Brésilienne arrivée à Lille en 1998 pour sortir de la galère. Sa passion pour la danse est devenue contagieuse. Depuis six ans, elle donne des cours aux quatre coins de la ville de cette pratique qui combine des éléments d'aérobic et de danses latines.

"La Zumba, c'est simple et fédérateur, il suffit de rentrer dans le mouvement et de se laisser aller, note cette pétillante quadra. Même s’il y a toujours au départ une petite gêne, un -control qui empêche de se lâcher." Et cette timidité disparaît très vite avec Alessandra. "La zumba n'est qu'un prétexte, ajoute-t-elle. L'idée est de faire en sorte que des femmes qui ne se seraient jamais rencontrées fassent quelque chose ensemble et se parlent."

Les femmes se métamorphosent

Ainsi, pour favoriser ces rencontres, elles baladent son dynamisme dans tous les quartiers avec son association Passer'Elles. Six jours sur sept, elles donnent des cours à Lille-Sud et dans le Vieux-Lille, en passant par Wazemmes ou le Faubourg-de-Béthunes. Les participantes sont incitées à y assister en dehors de leur quartier d'origine. "Ce n'est pas toujours simple, mais c'est ma raison d'exister, j'aime le contact, que les gens se parlent, ajoute Alessandra. Ces rendez-vous permettent d'effacer les craintes qu'on peut avoir face à des gens qu'on ne connaît pas." .

Alexandra propose aussi des animations ponctuelles auprès des malades mentaux, des SDF, des enfants maltraités ou des retraités. Le concept fait un carton et a même été décliné dans la région de Saint-Omer par son acolyte Lili. La jolie Brésilienne aime toujours aller là où on ne l'attend pas, à l'image de ce cours organisé place Sebastopol, l'été dernier. "Peu importe l'endroit où l'on danse, il n'y a que du plaisir, pas de compétition, complète-elle. Toutes celles qui viennent danser se métamorphosent. Elles prennent confiance et sont mieux dans leur vie." Infos :  www.zumba-in-lille.com

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