Avec Bouygues, Monaco veut prendre le large

Avec Bouygues, Monaco veut prendre le large

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URBANISME – Relancé l’an dernier, le projet de polder monégasque a franchi hier une nouvelle étape avec le choix de Bouygues comme constructeur.

Après consultation de plusieurs groupes de BTP, le consortium emmené par Bouygues a été choisi par le gouvernement monégasque pour entrer en négociations exclusives en vue de la finalisation d’un projet plutôt fou : construire en pleine mer un polder de six hectares au droit de l’anse du Portier, entre l’hôtel Fairmont et le Grimaldi Forum.

"Le groupe Bouygues a été choisi non pas sur un projet, mais sur ses compétences, sa surface financière et sa capacité à mener à bien les travaux, précise à metronews un porte-parole du gouvernement monégasque. Le projet lui-même ne se dessinera qu’à l’issue de cette phase de négociations d’un an à dix-huit mois. Et en tout état de cause, il ne verra pas le jour avant une dizaine d’années."

Un projet abandonné en 2008

Monaco et ses 30 000 habitants se sentent depuis longtemps à l’étroit sur leur rocher de 196 hectares. L’espace est une question vitale pour la Principauté. En 2008, déjà, un premier projet avait été envisagé, puis abandonné devant l’opposition des écologistes et en raison de la crise économique.

Maintenant que l’orage financier est passé, Monaco veut repartir de plus belle. Albert II avait annoncé la relance du polder en mars dernier. Moins d’un an plus tard, l’étape franchie hier est décisive. La question de la préservation des fonds marins, elle, reste toutefois entière. Les six hectares concernés seront bétonnés, pour un coût de 1 milliard d’euros hors superstructures, mais nul doute que Bouygues a dû donner des gages sur le respect de la zone marine protégée du Larvotto située à proximité.

60 000 m2 de surface vendable

Sur ces six hectares, le gouvernement monégasque envisage d’aménager à la fois des logements, des bureaux, des espaces verts et des équipements publics. Au total, 60 000 m2 de surface vendable devraient, à terme, être disponibles. Le coût de l’opération est intégralement à la charge de l’opérateur Bouygues, qui se payera sur la vente des immeubles bâtis. À la vente, le mètre carré tourne allègrement, dans la petite cité princière, autour des 50 000 euros.

Ces nouvelles constructions permettront de résoudre, mais seulement en partie, les besoins de Monaco en termes de locaux, estimés entre 250 000 et 300 000 mètre carré par décennie. 
 

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