Avec la fin du plan Froid, quel avenir pour le village mobile de Villeurbanne ?

Avec la fin du plan Froid, quel avenir pour le village mobile de Villeurbanne ?

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SOCIETE – Plusieurs dizaines de personnes sont passées par là depuis le mois de novembre. Une quarantaine d’entre-elles restent aujourd’hui sans solution de logement pérenne.

Depuis ce mardi, ils n’ont, légalement, plus à être là. Une quarantaine de personnes sans solution de logement, dont dix-sept enfants, occupent toujours le site ABB situé rue Frédéric-Faÿs à Villeurbanne. Derrière un grand mur, un village mobile a été monté par l’entreprise lyonnaise Dom’Ici. Des bungalows blancs qui ont été mis en place voilà cinq mois dans le cadre du Plan Froid. Jusqu’au 31 mars, l’association Lahso (ex-Hôtel social) gérait les lieux.

"Nous n’avons désormais plus la main, mais nous continuons à nous préoccuper du sort de ces personnes, indique Martine Roure, la présidente de Lahso. Nous avons accueilli 160 personnes depuis novembre, et environ 130 ont pu trouver une solution de logement pérenne." George, un Arménien de 45 ans, est quant à lui arrivé le 14 décembre sur le site, dont le terrain est propriété du Grand Lyon. "Je suis avec mon fils de 8 ans et ma fille de dix mois, confie-t-il en anglais. Je veux simplement un toit au-dessus de la tête de ma famille. Je préférerais même que ce soit en prison."

Mille places supplémentaires cet hiver

Au total, sept ou huit nationalités sont représentées dans le camp (Allemand, Arméniens, Marocains, Roumains, Polonais, Africains…), et les résidents sont également suivis par le Mrap ou Enfant sans toit . Ce mardi matin, un fourgon de CRS est passé rue Faÿs, officiellement "par hasard." Mais les places d’hébergement d’urgence seront prochainement fermées, et cela un peu partout dans l’agglomération.

"Dans le cadre du plan de renfort hivernal, mille places supplémentaires ont été débloquées en plus des 3 000 habituelles, fait savoir la préfecture du Rhône, qui communiquera plus précisément sur le sujet ce jeudi. Le plan étant terminé, nous n’allons pas fermer les places d’un coup, mais progressivement." Ce mardi, Lahso recherchait des solutions de logement pour les personnes encore dans le besoin. "Nous sommes plutôt confiants", glisse une responsable de l’association.
 

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