Ayrault s'engage pour la fusion des Pays de la Loire avec la Bretagne

FRANCE
REGIONS – L’ancien Premier ministre et ex-maire de Nantes signe, avec 17 autres parlementaires des Pays de la Loire une fusion de la région avec les Pays de la Loire, option pour l’instant écartée par le gouvernement.

Non au statu-quo. Oui à la fusion. Jean-Marc Ayrault a choisi son camp, dans le cadre de la réforme des régions. Dans une tribune publique parue ce mardi dans Libération intitulée "A l’Ouest, que du nouveau" , l’ancien Premier ministre et ex-maire de Nantes, redevenu député PS des Pays de la Loire signe un appel à une fusion avec la Bretagne. L’option est pour l’instant écartée du projet de refonte territoriale du gouvernement, qui laisse les deux régions inchangées.

"Parlementaires des Pays de la Loire, nous connaissons les dynamiques de coopération et de développement à l'œuvre entre notre région et la Bretagne", écrivent les parlementaires. "Cette densité de projets communs est unique. Elle n'existe avec aucune autre région voisine. Le socle des relations entre nos deux territoires est un appel à aller plus loin."

Clivage au sein des deux régions

Les signataires appuient notamment leur choix sur "le soutien de l’opinion" et "la forte convergence des opinions des habitants des deux régions mise en lumière par plusieurs enquêtes récentes" : "71% des Ligériens sont favorables à l'union avec la Bretagne, 63 % des Bretons sont favorables à l'union avec les Pays de la Loire", affirment-ils. "Cette région Bretagne-Pays de la Loire sera sur le podium des régions européennes les plus dynamiques, alliant une qualité de vie à un environnement d’exception."

Le projet de réforme territoriale multiplie les clivages au sein des deux régions , entre partisans du statu quo, retour à une Bretagne à cinq départements avec le rattachement de la Loire-Atlantique, fusion des Pays de la Loire avec le Centre ou fusion avec la Bretagne.

Jean-Marc Ayrault n'avait jusqu'à présent pas caché sa préférence pour une telle fusion, mais c'est la première fois que l'ancien Premier ministre la revendique officiellement dans une tribune de parlementaires.
 

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