AZF : les victimes veulent que le procès reste à Toulouse

AZF : les victimes veulent que le procès reste à Toulouse

JUSTICE – Alors que la cour de cassation a renvoyé le procès AZF devant la cour d’appel de Paris, l’association des sinistrés d’AZF s’est mobilisé pour dénoncer les coûts de déplacements engendrés par cette délocalisation.

Ils ne veulent pas d’un procès à Paris. L’association des sinistrés du 21 septembre, qui compte une soixantaine de membres actifs, a manifesté mardi devant le palais de justice pour exprimer sa colère de voir le nouveau procès se tenir à Paris à une date qui n'a pas encore été déterminée.

Une "délocalisation" qui résulte d’un décret pris en décembre dernier et qui réorganise les jugements des catastrophes industrielles désormais concentrés sur deux pôles l’un à Marseille et l’autre à Paris.

Un procès sans les victimes ?

Si l’association Mémoire et solidarité considère que cela permettra de dépassionner le procès et occasionner "moins de pression" selon les mots de son président, Jacques Mignard qui s'est exprimé dans les colonnes de La Dépêche du Midi, les autres associations de victimes ne décolèrent pas.

Pour Stella Bisseuil, avocate des familles endeuillées, cette annonce est un nouveau coup dur. "Nous sommes déjà à quinze ans de procédure durant lesquelles les victimes ont engagé des frais, ont payé des avocats. Veut-on d’un procès qui se fasse sans elles ?".

8000 euros de frais pour assister aux audiences

Un procès à plus de 600 kilomètres implique en effet des frais de déplacements et d’hébergement. "Selon nos calculs, pour assister à l'intégralité du procès le sinistré toulousain devra avancer 8000 euros. Ceci interdit de fait à la majorité des victimes et des parties civiles d'être présentes", souligne Jean-François Grelier, le président de l’Association des sinistrés du 21 septembre.

"Nous avons écrit à la garde des Sceaux Christiane Taubira, elle nous a simplement rappelé que la procédure pénale prévoit de rembourser les frais engagés à hauteur de 90 euros par jour. C’est insuffisant, d’autant que le versement n’interviendra qu’un ou deux ans après", s’emporte Pauline Miranda qui a perdu une partie de son audition dans la catastrophe . Les victimes demandent donc à ce que soient organisées des audiences foraines afin que celles-ci puissent se tenir Toulouse.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Crise des sous-marins : Joe Biden à la tribune de l'ONU

Crise des sous-marins : le contrat américain est-il meilleur que le français ?

EN DIRECT - Covid : le QR Code d'Emmanuel Macron diffusé sur les réseaux sociaux

"On est ici comme des mendiants, en train de vous supplier" : Macron interpellé durant son discours sur les Harkis

Pneus hiver ou chaînes obligatoires : voici la liste des 48 départements concernés

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.