Baux-de-Provence : plein phare sur les Carrières de Lumières

Baux-de-Provence : plein phare sur les Carrières de Lumières

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EXPOSITION - Nouvelle année, nouvelle présentation aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence. Après les impressionistes, ce site unique met en avant à partir du vendredi 7 mars, des artistes tels que Gustave Klimt. Viste en avant première !

La séance débute dans une salle obscure. Parfois incertain, souvent intrigué, le public avance à tâtons dans la fraîcheur de la roche antique. Situées au cœur des Alpilles, les Carrières de Lumières ont été creusées jadis pour y extraire le calcaire blanc qui servit à la construction du château des Baux. Depuis 3 ans, elles offrent une exposition audiovisuelle, renouvelée chaque année, à la pointe de la technologie, conférant au lieu ancestral un modernisme anachronique.

Soudain le spectacle multimédia prend forme. Grâce à un dispositif sophistiqué et à une centaine de vidéoprojecteurs, les plus grands chefs d’œuvres numérisés de l’histoire de l’art pictural prennent vie sur les parois monumentales de la cathédrale minérale, atteignant jusqu’à 14 mètres de haut. Sous nos pieds, le sol a désormais l’aspect d’un tapis d’images. Celles-ci sont mises en mouvement grâce à des effets techniques qui les animent. Mieux qu’un cinéma en 3D, on est ici au premier rang d’une vision à 360°.

Une prestation visuelle et sonore

Pour cette nouvelle édition, c’est l’école autrichienne qui est mise à l’honneur. "Le spectacle traverse 100 ans de peinture viennoise, grâce notamment aux œuvres très colorées et lumineuses de Gustav Klimt", explique Augustin de Cointet, directeur des lieux. "L’or et les motifs décoratifs sont caractéristiques de ses œuvres", continue-t-il.

En plus des lumières, une musique est diffusée au rythme des images projetées. A l’instar d’un show pyrotechnique, "la musique est synchro suivant les tableaux apparaissant sur la roche", continue notre chef d’orchestre. Comme déconnecté du monde extérieur, le visiteur jouit d’un sentiment d’apesanteur le temps de sa déambulation. Pas de doute, la lumière a encore ici une belle carrière devant elle.
 

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