Bébé mort après une opération des amygdales : le CHU exclut toute "faute médicale"

Bébé mort après une opération des amygdales : le CHU exclut toute "faute médicale"

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DRAME - Le jeune couple de Toulousains a déposé plainte à l'encontre du centre hospitalier après la mort de leur fils âgé de 21 mois, d'une banale opération des amygdales, le 7 février dernier. Du côté du CHU de Toulouse, on affirme qu'il n'y a pas eu de "faute médicale"

Le petit Aymen avait moins de deux ans. Il a succombé à une banale opération des amygdales au CHU de Toulouse. Pour quelles raisons ? Le mystère reste entier ce mercredi soir. Ses parents, un jeune couple, a déposé plainte à l'encontre du centre hospitalier et du personnel médical et paramédical. "Il y a forcément eu un défaut de surveillance et un retard dans la prise en charge du petit garçon", a déclaré à leur avocat Philippe Courtois, ce mardi soir.

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L'hôpital a pour sa part fait savoir que le bébé avait "présenté des complications chirurgicales et anesthésiques graves" après l'intervention et que l'équipe médicale était "bien évidemment extrêmement touchée" par son décès. Mais le directeur général adjoint du CHU, Eric Dupeyron, a tenu à préciser qu'en "l'état actuel, "il n'y a eu ni faute médicale ni faute d'organisation de la prise en charge. Les équipes qui sont intervenues étaient en nombre et en qualité tout à fait adaptées". Par ailleurs, une enquête interne a été diligentée par l'ARS

"On a expliqué aux parents que leur fils dormait"

Selon le récit des parents, l'enfant a saigné abondamment par le nez et la bouche après l'opération pendant plus d'1 h 30 sans qu'"aucune décision ne soit prise". Le bébé a ensuite été reconduit précipitamment au bloc opératoire. "On a expliqué aux parents (...) que leur fils dormait avant que les patriciens reconnaissent, au vu des protestations de la maman, que l'enfant était dans le coma, tout en indiquant que ce coma était volontaire et uniquement destiné à faire en sorte que l'enfant se repose", a accusé Me Courtois, qui avance que l'équipe savait que l'enfant était "cliniquement mort". 

Transféré dans le service de réanimation de l'hôpital, le bébé a été déclaré mort quatre jours plus tard, ses parents ayant accepté l'arrêt des machines.

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Un récit contesté par l'hôpital

Le jeune couple, dont c'était le premier enfant, affirme par la voix de son avocat qu'"aucune réponse" ne lui a été apportée sur la cause de l'importante hémorragie qui aurait provoqué un long arrêt cardiaque et des séquelles irréversibles au cerveau. Philippe Courtois affirme que l'hôpital "ne leur a même pas proposé de soutien psychologique".

Le CHU conteste formellement ce récit et assure au contraire que les équipes ont veillé à ce que toutes les informations et explications soient données à la famille. L'établissement public fait valoir que des "explications détaillées" ont été fournies aux parents au lendemain de l'intervention et qu'un "médiateur de soins" leur a "proposé de les accompagner dans ce moment particulièrement douloureux".

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