Pourquoi Bernard Cazeneuve refuse de transmettre les noms des fichés S aux maires

FRANCE

RADICALISATION – Alors que de nombreux maires réclament de connaître l'identité des fichés S présents dans leur commune, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, exclut de leur communiquer. Il s'explique dans un entretien au "Journal du dimanche".

Certains maires, de droite comme de gauche, en avaient fait la demande. Mais Bernard Cazeneuve exclut de leur transmettre les noms des fichés S (pour "sûreté de l’État") de leur commune, comme il l'expliquer dans un entretien au JDD dimanche 9 octobre. 

Pour justifier cette décision, le ministre de l’Intérieur invoque la nécessité de la confidentialité pour les enquêtes, qui ont permis l'arrestation de 355 personnes en lien avec des réseaux terroristes depuis janvier. Il met également en avant des raisons juridiques qui empêchent la communication d'une fiche S, expliquant que les fichés S "sont surveillés et non judiciarisés, ce qui indique que leur dangerosité n'est pas avérée".

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    Il a néanmoins assuré qu’il fallait trouver un "dispositif qui permette d'associer les maires au processus de prévention et de déradicalisation et qui n'obère pas l'efficacité des services de renseignement". Il s’est en revanche opposé à la mise en détention "des individus qui n'ont commis aucun crime au seul motif qu'ils ont retenu l'attention des services", rappelant que c’était "inefficace et contraire à la Constitution" et "aux valeurs de la République".

    Une position qui prend le contre-pied de Nicolas Sarkozy, qui a annoncé vendredi que, s'il était réélu président, il organiserait, le jour du second tour des législatives, un référendum sur "la mise en internement administratif des fichés S les plus dangereux"

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