Bernard Tapie part en croisade contre le chômage des jeunes, dont "tout le monde se ..."

FRANCE

COME-BACK - Après avoir annoncé son retour en politique en décembre 2015, Bernard Tapie a présenté son programme de lutte contre le chômage des jeunes.

Il avait annoncé son retour en politique dans les colonnes du JDD en décembre 2015. Il avait ainsi provoqué au mieux la lassitude des éditorialistes, incrédules sur cet énième retour aux affaires de l'ancien ministre de la Ville. Bernard Tapie a tenté de transformer l'essai jeudi en présentant son projet pour lutter contre le chômage des jeunes dont, dit-il, "tout le monde se branle". Un plan qu'il prévoyait initialement de dévoiler au printemps mais qu'il avait choisi de reporter pour éviter les interférences avec son agenda judiciaire.

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    C'est sous la marque "Energie radicale", le nom de la liste qu'il avait conduite aux élections européennes de 1994 qu'il a dévoilé un rapport surtitré "Il n’y a pas de fatalité", comme le rapporte Libération. Et pour éradiquer le chômage des jeunes, Bernard Tapie compte employer les grands moyens en utilisant 20% des fonds de la formation professionnelle (environ 31,4 milliards d'euros en 2013) pour cette cause.

    Brigade de lutte contre le travail au noir

    Parmi différentes propositions, Bernard Tapie propose la création d'un nouveau système d'orientation des jeunes, via la création de "cellules d'évaluation des talents". Enseignants, chefs d'entreprises, artistes, sportifs de haut niveau, militaires, fonctionnaires, mères de famille, etc. seraient ainsi chargés d'évaluer les compétences de chaque jeune pendant une semaine. Et selon Bernard Tapie, le projet aurait déjà remporté l'adhésion de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur qui aurait donné son accord pour expérimenter ces "cellules". 

    Autre pilier du plan Tapie : la lutte acharnée contre le travail au noir grâce au recrutement d'une "brigade de 2.000 agents supplémentaires spécialisés" visant à contrôler les "secteurs suspects". Des postes qui pourraient être offerts à de "jeunes juristes sortant de la faculté", selon le souhait de l'homme d'affaire. Sur l'apprentissage, enfin, l'ancien ministre propose que les formations soient plus courtes et n'intègrent plus d'enseignement scolaire pour les jeunes entrants dans le dispositif après 18 ans.

    S'il a assuré qu'il n'était "candidat à rien", Bernard Tapie a néanmoins laissé entendre que si ces propositions "ne rencontrent aucune attente politique et ne reçoivent aucun écho, alors, et alors seulement, [il prendra] les initiatives politiques appropriées".

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