Bourg-en-Bresse : un détenu poursuivi pour apologie du terrorisme dans sa cellule

FRANCE
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PRISON - Un homme incarcéré au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse est poursuivi en justice pour avoir écrit des propos pro-terroristes et des menaces à l'encontre du sous-directeur de l'établissement.

"Ils sont Charlie, moi je suis Coulibaly et Kouachi". C'est l'un des messages découverts lundi, par les surveillants du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, dans la cellule d'un détenu. Sur les murs, ils découvrent plusieurs inscriptions faisant l'apologie du terrorisme. Mais aussi des menaces à l'encontre du sous-directeur de la prison.

Selon le journal Le Progrès , le jeune homme de 24 ans, placé à l'isolement, avait brisé une vitre de sa cellule et recouvert les murs de sa geôle de messages douteux et autres menaces en lien avec les attentats de Charlie Hebdo et de l'épicerie casher survenus les 7 et 8 janvier.

Incarcéré pour recel depuis huit mois à Bourg-en-Bresse, le détenu originaire de Seine-Saint-Denis n'en était pas à sa première provocation. Selon le quotidien, le jeune homme avait fabriqué une arme artisanale au sein de la prison à l'automne dernier.

Deux condamnations de prison ferme à Lyon depuis les attentats

Avec une dizaine de condamnations à son actif, le détenu possède un casier judiciaire chargé. Même si les écrits pro terroristes restent à l'intérieur de la prison, et pas dans l'espace public, le parquet a tout de même engagé des poursuites contre le détenu pour "outrage par écrit à une personne dépositaire de l'autorité publique" et "menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique". Le jeune homme devrait être jugé fin février.

Sur les réseaux sociaux et dans la rue, les actes racistes, antisémites ou d'apologie du terrorisme se multiplient depuis les attentats de Paris. A Lyon ," 22 procédures ont été ouvertes depuis le 7 janvier dont deux condamnations à 6 mois et 12 mois de prison avec sursis" selon le quotidien Le Progrès. Selon la loi sur le terrorisme du 13 novembre 2014, l'apologie publique d'actes terroristes est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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