Braquages : la police sur le qui-vive

Braquages : la police sur le qui-vive

FAIT-DIVERS – Les braquages et vols à main armés se multiplient dans les commerces depuis quelques semaines. Même si ces attaques, souvent spectaculaires, sont marginales par rapport à l’ensemble des faits de délinquance, la police est sur le front pour sensibiliser.

Attaque d’un bar-tabac à la voiture bélier. Braquage dans une station-service. Agression à la batte de baseball dans un hypermarché. Mardi soir encore, un homme cagoulé qui agresse la caissière d’une jardinerie… Dans la salle de réunion du commissariat Waldeck-Rousseau à Nantes, les exemples de vols à main armée (VMA) commis ces dernières semaines défilent. En face du policier qui fait son exposé, une trentaine de personnes écoutent. Toutes travaillent pour l’enseigne Carrefour, dans les magasins du département.

"Nous avons demandé aux forces de l'ordre de sensibiliser nos directeurs sur les risques de ces braquages", explique Thierry Guignard, responsable régional. Plusieurs magasins ont en effet déjà été confrontés au problème. Lundi soir encore, le gérant du Carrefour à Guérande s’est fait attaquer. Il n’est pas là aujourd’hui. Sous le choc. Car plus que le préjudice financier, Thierry Guignard pointe "les dégâts humains" : "Être braqué par quelqu’un qui a une arme en face de soi, cela laisse des traces."

"Il est plus facile de braquer une supérette qu'une banque"

Les fêtes de fin d’années marquent une période faste pour les vols à main armée. "C’est une activité très saisonnière", constate Jean-Christophe Bertrand, directeur de la direction départementale de la sécurité publique. "60 à 70% de ces exactions sont concentrés de novembre à mars." Caisses plus remplies, nuit qui tombe plus vite… Depuis novembre, une dizaine d’attaques ont ainsi été enregistrées en Loire-Atlantique. En 2014, elles sont même en légère augmentation par rapport à l’an dernier : 47 à Nantes et Saint-Nazaire  contre 42 en 2013.

Mais pour contrer le phénomène, la police met en place son plan anti hold-up. "Il y a quelques bonnes pratiques à avoir", indique le directeur de la sécurité publique. "Vérifier son système de caméras, place sa caisse face à l’entrée, la relever deux fois par jour… Il faut entretenir la culture de la sécurité permanente."

Jean-Christophe Bertrand invite tout de même à relativiser : "Ces attaques restent marginales par rapport à l’ensemble des faits de délinquances, qui étaient d’environ 47 000 l’an passé. Mais elles sont souvent spectaculaires, et donc très médiatisées… " Car au final, les préjudices matériels sont peu élevés : rarement plus de quelques centaines d’euros. Et les agresseurs sont rarement des délinquants aguerris.

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