Bras de fer sur l’avenir des Pays de la Loire au conseil régional

FRANCE

REFORME – Une session extraordinaire du conseil régional se tient ce mardi à Nantes. Objectif : lancer le débat sur la réforme territoriale, lancée par le chef de l’Etat. Mais le président de Région, Jacques Auxiette, affiche clairement sa position, décriée par les tenants de la Bretagne à cind départements.

"Les Pays de la Loire, ça existe et ça marche." En plein débat sur le redécoupage territorial, Jacques Auxiette, le président de la région, martèle sa position. Il a convoqué ce mardi une session extraordinaire du conseil régional, avec un objectif : "Ouvrir le débat pour entamer une réflexion collective sur l’avenir."

L'élu ne digère toujours pas l’annonce de cette réforme faite par le président de la République en janvier dernier : "Ce qui a été présenté m’a étonné, mécontenté." Notamment le sort réservé à sa région qu’il estime être "un véritable dépeçage." Alors il ne veut pas rester passif : "Ce n’est pas Paris ou les hauts fonctionnaires qui font la Nation. Nous sommes élus du peuple, nous avons notre légitimité."

Les Pays de la Loire, une "réalité qui fonctionne" ?

Le président du conseil régional affiche clairement sa préférence : le statue quo territorial. Les Pays de la Loire ont "une cohérence. Depuis 1974, ils forment un territoire uni, qui a fait ses preuves dans des secteurs comme l’économie, l’emploi, les transports...", énumère-t-il. Il ne veut pas être toutefois "dans une démarche de repli" et n'est pas contre "des coopérations interrégionales. (...) On peut "effectivement transmettre une partie des compétences des régions concernées à une entité qui travaille au nom de (ces régions)", a-t-il proposé.

Lors du débat, qui a rassemblé au-delà des seuls conseillers régionaux des conseillers généraux, des maires et des représentants de la société civile, Jacques Auxiette a reçu le soutien de dirigeants socialistes locaux comme la nouvelle maire de Nantes, Johanna Rolland, mais aussi de leaders locaux de droite comme le président du conseil général de Vendée, Bruno Retailleau (UMP).

De leur côté, les tenants du rattachement de la Loire-Atlantique à La Bretagne voient dans cette session, une démarche partisane. "Notre mouvement a réuni 10 000 personnes à Nantes en avril dernier", indique le collectif 44 = Breizh . "Nous demandons un véritable débat pour une réorganisation des régions de l’ouest."

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