Bretagne : vers une liquidation judiciaire pour l'abattoir de porcs Gad

FRANCE

EMPLOI - La direction de l'abattoir de porcs Gad, à Josselin (Morbihan) a annoncé son intention d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire. Quelque 1.000 salariés sont menacés.

On le pensait sauvé mais la liquidation judiciaire n’est sans doute pas loin. L’abattoir de porcs Gad, situé à Josselin (Morbihan) et ses 1.000 salariés sont plus que jamais menacés. La direction de l’entreprise a annoncé son intention d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire lors d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire tenu mercredi 6 août, a indiqué samedi la CFDT.

Une décision justifiée par la direction en raison "des problèmes de trésorerie", a indiqué le représentant de la CFDT chez Gad, Patrick Piguel. L’entreprise est en effet confrontée à un endettement important. Selon Patrick Piguel, elle doit faire face au remboursement d'une échéance d'une dette s'élevant à 4,5 millions d'euros, à payer le 10 octobre.

Des négociations en cours avec Intermarché

Un endettement qui avait déjà entraîné une procédure de redressement judiciaire en février 2013. En octobre 2013, le tribunal de commerce de Rennes avait validé son plan de continuation, entérinant la suppression de plus de 800 emplois. A cela s'ajoutent les difficultés de la filière porcine et un embargo russe sur les importations de porcs, a par ailleurs précisé Patrick Piguel.

Selon le syndicat, qui avait annoncé une manifestation samedi après-midi à Lorient sur le site du festival interceltique, des négociations sont toujours en cours avec le groupe Intermarché pour la reprise de l'abattoir. "Nous n'avons pas de détails sur ces négociations", a toutefois souligné Patrick Piguel. "Intermarché est le seul acteur qui s'est manifesté" pour la reprise de l'abattoir, a-t-il expliqué.

Le tribunal de commerce peut se prononcer sur une liquidation judiciaire immédiate ou bien avec "continuité de l'activité pendant deux mois s'il y a des liquidités et s'il y a un dépôt de dossier" de reprise avant l'audience, selon Patrick Piguel. "Il faut qu'Intermarché sorte du bois le plus vite possible", estime le responsable syndical. Afin d’éviter une nouvelle tragédie sociale.

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