Cambriolage de Gignac : les joueurs de l'OM sont-ils bien protégés ?

Cambriolage de Gignac : les joueurs de l'OM sont-ils bien protégés ?

DirectLCI
FAIT DIVERS – Le cambriolage dimanche soir de la villa d’André-Pierre Gignac illustre l’exposition des joueurs de l’OM face aux malfaiteurs.

Ce n’est pas encore la série noire mais le cambriolage dimanche soir de la villa d’André-Pierre Gignac  ravive de mauvais souvenirs. Entre 2010 et 2011, pas moins de 6 joueurs de l'OM avaient été victimes de vols à leurs domiciles. Le plus souvent pendant leur absence. Lucho Gonzalez ou Hilton avaient même été séquestrés en pleine nuit chez eux.

Des affaires a priori sans lien les unes avec les autres. Reste que cette série portait, selon la police, la marque de malfaiteurs parfaitement renseignés sur les allées et venues des footballeurs. "Ils sont d’abord victimes de leur exposition médiatique, de l’étalage de leur patrimoine et de leur salaire", déclarait un enquêteur à France 24.

Un impact relatif sur la vie des joueurs

Aux grands maux, les grands remèdes. Inquiète de la situation, la direction de l’OM avait décidé en 2011 la mise en place, effective dans la soirée, de " patrouilles effectuées par des agents de sécurité mobiles autour du domicile des joueurs". Une mesure conséquente qui devait être accompagnée d’une prise de contact "très rapide" avec le préfet délégué à la sécurité. L'objectif étant "d'établir un état des lieux sur les mesures de sécurité appliquées et l'évolution des enquêtes déjà en cours".

Trois ans après les faits, "aucun dispositif en particulier n’a été mis en place", indique-t-on du côté de la préfecture de police. Consciente toutefois du problème, la police municipale de Cassis, où résident plusieurs footballeurs, a proposé au club un protocole de sécurité en équipant leurs villas "de télétransmetteurs pour alerter les services municipaux 24/24, 7/7", indique son responsable David Morandeau.

Pour le moment, la direction de l'OM n'a pas donné suite. Signe que le club ne ressent pas de craintes en particulier ? Fin 2011, les piètres performances de Lucho Gonzales sur le terrain, suivi de son départ à Porto, avaient pourtant en partie été attribuées au choc psychologique de sa séquestration. "C’est davantage pour des raisons sportives qu'il est parti", rectifie Romain Canuti, journaliste au Phocéen . "Et puis des joueurs d’autres clubs comme à Lille ont aussi été cambriolés", rappelle-t-il.
 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter