Cambriolages, l'exception azuréenne

Cambriolages, l'exception azuréenne

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SÉCURITÉ – A l’opposé du bilan national, les Alpes-Maritimes ont enregistré une baisse des cambriolages en 2013. Explications.

Les cambriolages ont connu un net recul dans les Alpes-Maritimes en 2013. "Nous sommes à contre-courant de la tendance nationale avec une baisse globale de 10 %" se félicite Adolphe Colrat, le Préfet du département, au moment de présenter le bilan annuel de la délinquance 2013 . Avec 6320 cambriolages en zone police (-10%) et 1762 en zones gendarmerie (-2%), les autorités sont parvenues à enrayer un phénomène à la hausse ces dernières années (+ 11% en 2012).

Plus de réactivité

Pour le Préfet, "le plan anti-cambriolage entamé fin 2012 justifie ces bons résultats". Axes majeurs de ce dispositif : une présence accrue des forces de l’ordre aux endroits et aux horaires les plus sensibles et une plus grande réactivité des brigades scientifiques, désormais mobilisées 24 heures sur 24. Le système de vidéo-patrouille a également permis "d’avoir un effet dissuasif et de favoriser les interpellations en flagrant délit" selon Marcel Authier, Directeur départemental de la sécurité publique.

Les voisins en appui

En plein essor dans la zone gendarmerie, le dispositif des "voisins vigilants" complète l’arsenal de lutte contre les cambriolages. En 2013, 338 quartiers pouvaient signaler aux autorités tout agissement suspect par la voix de leurs "capitaines". "Ils constituent pour nous un appui de qualité, souligne le colonel de gendarmerie Gaël Marchand. Les gens commencent à acquérir les bons réflexes en nous alertant." La gendarmerie compte étendre le dispositif à 40 nouvelles zones cette année.

La baisse des cambriolages constatée en 2013 appelle toutefois une certaine prudence. Si la diminution est nette pour les caves et les garages (-31%), les chiffres restent stables pour les habitations principales et progressent même légèrement pour les résidences secondaires. Le taux d’élucidation reste quant à lui bloqué aux alentours de 11 %. "C’est la preuve que nous devons poursuivre nos efforts en 2014" admet Marcel Authier.
 

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