Charente-Maritime : les jeunes réfugiés venus de Calais ne veulent pas rester

Charente-Maritime : les jeunes réfugiés venus de Calais ne veulent pas rester

FUGUE - Un centre accueillait depuis jeudi 22 jeunes venus de la "jungle" de Calais. Trois jours plus tard, la moitié s'était enfuie. Ils veulent rejoindre l'Angleterre, pas la Charente-Maritime.

Visiblement, Fouras n'est pas une destination qui fait rêver les réfugiés. Cette ville de 4000 habitants de Charente-Maritime a accueilli jeudi dernier 22 jeunes venus de la "jungle" de Calais. En un week-end, la moitié d'entre eux a déjà quitté la structure. Après ce départ du "Centre international de séjour" (CIS), la gendarmerie locale est partie à la recherche de ces onze jeunes.

Ils étaient donc 22, dont une fille. Vendredi matin, le personnel, qui compte un directeur et quatre animateurs de la Ligue de l'enseignement, a constaté la disparition de deux d'entre eux. Même constat samedi matin. Deux de plus manquent à l'appel. Et ça continue dans la nuit de samedi à dimanche avec le départ de quatre autres. Et enfin, dimanche matin, des 22, il n'en reste plus que onze, rapporte le journal Sud Ouest.

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

Ça me fait mal au cœur. Dès jeudi, j'ai discuté avec eux, [...] ils m'ont dit qu'ils voulaient repartir à Calais. [...] On n'est pas contre le fait de les aider, on fait ce qu'il faut pour les soigner, les loger, les nourrir. Mais on les a éloignés du but qu'ils veulent atteindre.- Sylvie Marcilly, maire de Fouras

La maire de Fouras, Sylvie Marcilly, était "très remontée" d'avoir appris tardivement ces absences. Mais pour elle, comme pour Dadou Kehl, président de la Ligue de l'enseignement en Poitou-Charentes, tout ceci était prévisible. "J'avais dit à Mme Marcilly qu'on allait perdre des éléments. Certains sont en permanence au téléphone avec des gens qui sont en Angleterre", explique-t-il.

Un CIS n'est pas un centre de rétention, mais plutôt "un camp de vacances", comme le définit Dadou Kehl. Rien n'empêchait ces jeunes de partir. M. Kehl ajoute : "Si l'État veut qu'ils ne sortent pas, il met en place un dispositif policier. Moi, ça, je ne sais pas faire". Ces 22 réfugiés sont originaires de Somalie, d'Érythrée, d'Éthiopie, d'Afghanistan ou encore d'Arabie Saoudite. 

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