Charlie Hebdo porte plainte "contre X" après avoir reçu des menaces

FRANCE
TENSIONS - L’hebdomadaire satirique a reçu des menaces d’attentat et des messages d’insultes sur Facebook depuis la mi-juillet. La rédaction a donc décidé de porter plainte "contre X", rapporte "Le Parisien" dans son édition du jour.

Plus d'un an et demi après l'attentat qui a coûté la vie à plusieurs membres de sa rédaction, Charlie Hebdo est toujours en proie aux menaces. Le Parisien rapporte en effet que l'hebdomadaire satirique a porté plainte contre X, jeudi 11 août, après avoir reçu des menaces de mort depuis la mi-juillet. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, qui révèle l'information. Au total, une soixantaine de messages d'insultes, menaces et de propos antisémites ont été rédigés sur la page Facebook de Charlie Hebdo.

Une menace d'attentat sur le réseau social

Les premiers ont été postés après la Une du 14 juillet. En plein Euro, l'hebdomadaire avait représenté le footballeur Antoine Griezmann en forme de vibromasseur bleu, avec la mention : "Faites-nous vibrer !" De nouveaux messages beaucoup plus crus ont été rédigés après le dernier numéro du journal, paru mercredi 10 août, où un couple nu est caricaturé sur la plage. L'homme, une longue barbe d’où dépasse un pénis, court à côté d'une femme voilée, avec la phrase suivante : "Musulmans. Dé-coin-cez vous !" Cette fois, l'un des messages postés sur Facebook évoque directement la menace d'un attentat, précise Le Parisien. Partagée en nombre sur les réseaux sociaux, la couverture a beaucoup choqué, notamment la communauté musulmane.


Ce n'est pas la première fois que Charlie Hebdo est victime de menaces depuis l'attentat de janvier 2015. Le 22 juin dernier, une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris, confiée, là encore, à la BRDP, à la suite de la publication de plusieurs messages sur la page Facebook du journal. La direction du journal avait déjà déposé plainte. La rédaction fait toujours l'objet d'une protection policière renforcée depuis l'attentat du 7 janvier 2015 où douze personnes dont deux policiers ont été tuées par les frères Kouachi.

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