Combien de listes à la droite de Christian Estrosi ?

Combien de listes à la droite de Christian Estrosi ?

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POLITIQUE – Les listes du Rassemblement Bleu Marine menée par Marie-Christine Arnautu et celle de "Nice Rassemblée" autour de Jacques Peyrat ne seront peut-être pas les seules à l’extrême droite. Les Identitaires de Philippe Vardon mais aussi le collectif des "Indignés du Front national de Nice" ne s’y retrouvent pas pour l’instant.

A deux mois du scrutin, les grandes manœuvres à l’extrême-droite. En annonçant les premiers noms de sa liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) au début du mois , Marie-Christine Arnautu évoquait "une liste de salut public où seules compétences et fidélité sont au rendez-vous". Aucun des candidats du FN aux dernières cantonales à Nice n’y figure, ni le moindre Identitaire. De quoi faire bondir un certain nombre de militants de cette famille politique.

"Cette liste est constituée de candidats parachutés, inconnus, n’ayant que des motivations personnelles" dénonce Catherine Garcia, la porte-parole des "Indignés du Front national de Nice", un collectif fraîchement créé qui dit regrouper "des Frontistes ‘historiques’ ou ‘marinistes’", ex-candidats, ex-conseiller municipal de Nice ou ex- responsable local du FN. Tous "révoltés, troublés, trahis même !"

"Que Marine tape du poing sur la table"

"Il y a plus de gens du FN sur la liste de Peyrat que sur celle d’Arnautu" ironise Catherine Garcia, qui était d’ailleurs en 2011 la suppléante de Jacques Peyrat lors de l’élection dans le 14ème canton de Nice. Pour autant, elle n’envisage pas de s’allier avec l’ancien maire, mais espère "que Marine [Le Pen] tape du poing sur la table et fasse monter sur la liste RBM des personnalités crédibles aux yeux des Niçois"…

Jacques Peyrat, lui aussi, a présenté ses premiers co-listiers. "Nice Rassemblée", soutenue par l’"Entente républicaine" (son microparti) et le Parti de la France (de l’ex-FN Carl Lang), compte effectivement des personnalités du Front : Lucette Deville, Jean-Jacques Amiratti et même Jean-Pierre Gost, qui fût tête de liste FN à Nice lors des municipales de 1995… et battu à l’époque par un certain Jacques Peyrat. Pas de trace en revanche de Philippe Vardon.

Philippe Vardon avec Jacques Peyrat ?

Le leader de Nissa Rebela affirme pourtant qu’il sera candidat... mais ne dit pas avec qui. S’il n’exclut pas de mener sa propre liste, il envisage aussi de rejoindre Jacques Peyrat, avec qui il a multiplié les rencontres ces derniers jours, ou même de participer à la création d’une autre liste. "Il y a les gens mécontents du FN, les gens mécontents de Peyrat, il y a Michel Cotta" énumère Philippe Vardon. "Je prêche pour l’alliance de l’expérience et de l’insolence".

Reste qu’avec déjà deux listes à la droite de Christian Estrosi, et peut-être bientôt trois, voire quatre, la division de la droite radicale est certaine. "Pour ébranler et peut-être battre Estrosi il fallait une seule liste, lance Philippe Vardon. Cette situation lui rend service !"

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