Damien Castelain, candidat sans étiquette, succède à Martine Aubry à la présidence de Lille Metropole

Damien Castelain, candidat sans étiquette, succède à Martine Aubry à la présidence de Lille Metropole

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POLITIQUE - Ce maire centriste indépendant d'une petite commune de 900 habitants a été élu (108 voix) devant l'UMP Bernard Gérard (62 voix), et Eric Dillies (FN, 5 voix). Il annonce une gouvernance ouverte aussi bien vers la droite et que vers la gauche.

Vers un retour à une gouvernance d'ouverture. Damien Castelain, président du MPC, un groupe de maires de petites communes sans étiquette, a été élu ce vendredi, dès le premier tour, à la présidence de Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU) . Présidente depuis 2008,  Martine Aubry (PS), qui ne s'est pas représentée , avait appelé la gauche à voter pour ce candidat de consensus.

Avec 108 voix sur 175 exprimées, Damien Castelain, 46 ans, devance le candidat de la droite et du centre, l'UMP Bernard Gérard (62 voix), et Eric Dillies (FN, 5 voix). "Je suis ému, humble, fier et impatient", lâche le nouvel homme fort de la métropole lilloise, qui met fin à 47 années de domination socialiste.

Un exécutif d'ouverture

Avant le vote, ce centriste avait fait un accord avec l'UMP autour d'un éventuel désistement au second tour. Mais le vote de gauche en aura décidé autrement. "Damien Castelain est le seul capable de rassembler autour d'un projet", estime Martine Aubry. En récompense de ce ralliement, des vice-présidents de gauche siégeront dans son exécutif. L'UMP Bernard Gérard est également invité à y participer.

"Le consensus est de retour", annonce en souriant ce maire de Péronne-en-Mélentois, une petite commune de 900 habitants. Géographe de formation, celui-ci a été nommé, en 2001, vice-président à la communauté urbaine. Sous Martine Aubry, il devient, en 2008, vice-président en charge de l'écologie urbaine.

Avec treize années d'expérience, il dit connaître "parfaitement bien le fonctionnement de l'institution". "C'est encore un autre cap, je ne le ferais pas si je n'avais pas mes troupes pour me soutenir", ajoute-t-il, à propos de son nouveau statut de président.

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