Dans le tramway de Nice, plus rien ne devrait échapper aux caméras de surveillance

Dans le tramway de Nice, plus rien ne devrait échapper aux caméras de surveillance
FRANCE

SECURITE – Les rames de tramway sont progressivement équipées de caméras HD capables de transmettre leurs images en direct au centre de supervision urbain de la ville de Nice.

De petits yeux noirs ont fait leur apparition dans les tramways Niçois. Sept "fish-eyes" dans chacune des rames "longues" de 44 mètres filment en direct les faits et gestes des passagers. Il y en aura cinq dans chaque rame "courte" de 33 mètres d'ici à la mi-août. Une innovation dont est particulièrement fier Christian Estrosi, le député-maire de Nice, qui a fait le trajet de sa mairie au centre de supervision urbain (CSU) ce lundi matin, sous l'œil de ses caméras de surveillance. La décision de les installer avait été prise lors d'un conseil municipal extraordinaire, en janvier dernier, suite aux attentats de Paris .

170 caméras reliées en 4G au centre de supervision

Les images filmées par les objectifs fixes sont envoyées en direct par réseau 4G jusqu'aux écrans du CSU, place du général de Gaulle, où un agent de la régie Ligne d'Azur les visionne. S'il détecte un incident – des violences ou plus couramment un vol – il en informe le policier municipal "chef de salle" assis à quelques mètres de lui. Ce dernier peut avertir les agents en patrouille pour intercepter le ou les auteurs du délit…

Ce nouveau déploiement de la "vidéoprotection" porte à 1031 le nombre de caméras connectées au CSU de Nice. Ces 170 nouvelles caméras embarquées dans les rames de tramway représentent un investissement de 476 000 euros pour la ville et un coût de fonctionnement annuel de 60 000 euros. Le prix à payer pour dissuader les délinquants potentiels de passer à l'acte et augmenter les chances de retrouver ceux qui auraient franchi le pas.

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