Dans les coulisses des urgences de l'hôpital Pasteur 2

Dans les coulisses des urgences de l'hôpital Pasteur 2

REPORTAGE – Le service des urgences du centre hospitalier de Nice a été transféré tôt ce mercredi matin de Saint-Roch à Pasteur 2.

Dans la salle d'attente encore déserte, Wael est assis sur les sièges recouverts de film plastique. Venu pour une infection urinaire, il est le tout premier patient du service des urgences du CHU de Nice, transféré tôt ce mercredi matin de l'hôpital Saint-Roch à celui de Pasteur 2, qui vient d'ouvrir ses portes. Invisible à ses yeux, derrière les portes opaques du service, le personnel se prépare à l'ouverture, prévue à 7 h 30 précise.

"Plus spacieux, mieux équipé"

"C'est un moment extraordinaire, glisse le docteur Hervé Corraze, médecin et responsable des "soins d'urgence" : Dans quelques minutes ça va démarrer, et ça ne va plus s'arrêter pendant au moins 30 ans !" A quelques minutes de l'entrée du premier patient dans le service, chacun prend ses marques. On démarre les ordinateurs, on nettoie les nouveaux brancards, on cherche en vain des "cale-portes"... Des ambulanciers se renseignent sur l'endroit où faire les formalités, un brancardier cherche où fumer sa cigarette. Dehors, la première ambulance explose un pneu sur l'angle saillant d'un trottoir…

"L'esprit Saint-Roch va nous manquer"

"L'enjeu aujourd'hui, c'est de rôder le 'circuit patient' qui n'a été testé que sur le papier. Nous avions prévu une simulation mais le temps a manqué pour la réaliser" glisse un médecin. Ce déménagement est une petite révolution pour le personnel de ce service sensible, qui accueille chaque année 55.000 patients dont près de 10% en "urgence vitale".

"Les locaux sont plus spacieux, mieux organisés, les box d'examens sont beaucoup mieux équipés, les dossiers totalement informatisés" énumère le docteur Corraze. "Les conditions sont bien meilleures qu'à Saint-Roch, résume le professeur Jacques Levraut, chef du pôle urgences-Samu-Smur au CHU de Nice. Mais quitter le vieil hôpital Saint-Roch – "à bout de souffle" de l'avis des soignants – est aussi un moment chargé de nostalgie. Bambou, l'infirmière d'accueil, résume ça très bien : "l'esprit de Saint-Roch, ce 'bordel organisé', va un peu nous manquer".

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